Publié : 19h30 par Titouan GUIBERT

Cancer du poumon : vers un dépistage pour tous d’ici 2030 ?

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, annonce la mise en place d’un dépistage généralisé du cancer du poumon à l’horizon 2030. Une expérimentation débute dès mars 2026, avec l’objectif de détecter plus tôt cette maladie.

Le dépistage se fera par le biais d’un scanner thoracique à faible dose.
Le dépistage se fera par le biais d’un scanner thoracique à faible dose.
Crédit : photo sipa

Ce mercredi 4 février, la ministre a confirmé sa volonté d’instaurer un dépistage organisé, comparable à ceux déjà existants pour les cancers du sein ou colorectal. Le dispositif reposerait principalement sur des scanners pulmonaires, potentiellement spécifiques, afin d’identifier des tumeurs à un stade précoce.

Dès le mois de mars, plus de 20 000 personnes pourront bénéficier d’un dépistage ciblé. Cette phase expérimentale, annoncée l’an dernier, doit permettre de définir précisément les profils concernés par ce futur programme national. Les résultats attendus serviront de base pour généraliser le dépistage d’ici la fin de la décennie.

Le tabac, principal facteur de risque

Dans près de huit cas sur dix, le cancer du poumon est lié au tabagisme. S’il tend à se stabiliser chez les hommes, le nombre de cas progresse chez les femmes, en lien avec un tabagisme plus tardif. Le principal problème reste le diagnostic trop tardif, les symptômes apparaissant souvent à un stade avancé, ce qui réduit fortement les chances de survie.

Le ministère de la Santé précise que 20 000 volontaires seront recrutés sur une période de 18 à 24 mois. Il s’agira de personnes âgées de 50 à 74 ans, fumeurs ou ex-fumeurs depuis moins de 15 ans, avec une consommation cumulée d’au moins 20 paquets-années.

Des bénéfices déjà prouvés

Plusieurs études montrent qu’un scanner thoracique à basse dose chez des personnes à risque permet de détecter des tumeurs débutantes et de réduire la mortalité de 20 à 25 %. Une avancée majeure pour améliorer le pronostic de ce cancer particulièrement agressif.

Parallèlement, la ministre a également annoncé une nouvelle expérimentation visant les personnes à haut risque de cancer du sein, preuve d’une volonté plus large de renforcer la prévention et le dépistage en France.


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