Publié : 19h24 par Dimitri COUTAND

Les couche-tard ont un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires

Se coucher tard ne serait pas seulement une mauvaise habitude : selon une étude britannique publiée fin janvier 2026, les personnes dites « du soir » présentent un risque accru d’accidents cardiovasculaires. En cause : moins le sommeil que le mode de vie qui l’accompagne.

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Crédit : Pexels

Se coucher tard pourrait avoir des conséquences bien au-delà de la fatigue. Une étude publiée ce mercredi 28 janvier dans le Journal of the American Heart Association révèle que les personnes qui s’endorment régulièrement tard présentent un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs de l’Université de Birmingham ont suivi plus de 320 000 adultes pendant près de 14 ans pour analyser le lien entre chronotype et santé cardiaque.

Résultat : les participants se déclarant clairement « du soir » affichent un risque accru d’environ 16 % de subir un infarctus ou un accident vasculaire cérébral, comparé aux profils intermédiaires.

La mode de vie comme principal responsable

Contrairement aux idées reçues, ce sur-risque n’est pas directement lié à l’heure du coucher. L’étude montre que près de 75 % de l’augmentation du risque s’explique par des habitudes de vie moins favorables à la santé. Les couche-tard pratiquent en moyenne moins d’activité physique, fument davantage, dorment moins bien et sont plus souvent touchés par le surpoids ou l’obésité.

Les chercheurs se sont appuyés sur l’indicateur Life’s Essential 8, un score global qui évalue la santé cardiovasculaire à partir de huit critères clés : sommeil, tabac, alimentation, activité physique, poids, glycémie, cholestérol et tension artérielle. Chez les noctambules, ce score est globalement plus faible.

Les solutions pour y remédier

L’étude souligne également que les effets sont plus prononcés chez les femmes. Les personnes se couchant très tard présentaient jusqu’à 79 % de risque supplémentaire d’avoir un score cardiovasculaire jugé médiocre. À l’inverse, les lève-tôt affichaient des indicateurs légèrement meilleurs que la moyenne.

Bonne nouvelle : ces risques ne sont pas une fatalité. Les chercheurs rappellent que les comportements en cause sont modifiables. Mettre en place une routine de sommeil régulière, viser environ huit heures de repos, réduire le tabac, améliorer son alimentation et pratiquer une activité physique régulière permettrait de limiter l’impact négatif d’un rythme de vie tardif sur le cœur.


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