Publié : 8h33 par Gwen BROT

Condamné mais libre : Joël Guerriau fait appel, Sandrine Josso dit son soulagement

Condamné à quatre ans de prison dont dix-huit mois ferme pour avoir drogué la députée Sandrine Josso, l’ex-sénateur de Loire-Atlantique Joël Guerriau a immédiatement fait appel. Une décision qui suspend son incarcération, mais pas la reconnaissance judiciaire des faits.

Joël Guerriau fait appel
Joël Guerriau fait appel

Mardi 27 janvier au soir, le tribunal correctionnel de Paris tranche sans ambiguïté. Les magistrats estiment que Joël Guerriau a volontairement administré de la MDMA à Sandrine Josso, écartant définitivement la thèse de l’erreur ou de l’inadvertance.
Les juges retiennent une intention d’agression sexuelle et prononcent une peine de quatre ans de prison, dont dix-huit mois ferme.

L’appel qui suspend la prison

Dans la foulée du verdict, l’ancien sénateur annonce faire appel par la voix de son avocat. Conséquence immédiate : le mandat de dépôt prononcé par le tribunal est suspendu. Joël Guerriau ne sera donc pas incarcéré avant l’examen du dossier par la cour d’appel de Paris.
Une situation juridiquement classique, mais difficilement audible pour certaines parties civiles dans ce type d’affaires.

Une victime « soulagée d’avoir été crue »

À la sortie de l’audience, Sandrine Josso s’exprime brièvement devant les médias. La députée de Loire-Atlantique évoque avant tout son soulagement après de longs mois de procédure.
« J’ai été crue », déclare-t-elle, rappelant l’impact personnel et professionnel des faits, qui l’avaient notamment contrainte à plusieurs mois d’arrêt de travail.

Deux lectures opposées du procès

À l’audience, l’accusation a dénoncé des explications jugées incohérentes et des contradictions répétées du prévenu. Le parquet a insisté sur la portée symbolique de cette condamnation dans la lutte contre la soumission chimique.
La défense, elle, continue de dénoncer un dossier construit sur l’émotion et maintient la thèse d’une intoxication accidentelle, déjà rejetée par le tribunal.

Un second procès à venir

L’affaire n’est donc pas terminée. Elle sera rejugée devant la cour d’appel de Paris.
En attendant, la condamnation de première instance marque une étape judiciaire forte, tandis que les positions des protagonistes restent irréconciliables.


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