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19 mars 2015 à 23h00 par La rédaction

Treize mois de prison ferme pour le cultivateur de cannabis de Saint-Léger-les-Vignes

<p>« L'éléphant a accouché d'une souris » selon un avocat</p>

RCA
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NANTES, 19 mars 2015 (PressPepper) - Un peintre au chômage de 34 ans quicultivait du cannabis dans sa maison à Saint-Léger-les-Vignes (Loire-Atlantique)a été condamné jeudi après-midi en comparution immédiate à dix-huit mois deprison, dont neuf fermes, par le tribunal correctionnel de Nantes.

Les juges ont également révoqué quatre mois de prison supplémentaires àl'encontre d'A. F., 34 ans, qui avaient été prononcés avec sursis lors d'uneprécédente condamnation pour des faits similaires.

Le prévenu n'a toutefois pas été maintenu en détention à l'issue de sonprocès, comme l'avait demandé le parquet : il aura donc un rendez-vous prochainementavec un juge d'application des peines pour décider des modalités d'exécution desa peine (incarcération, bracelet électronique, semi-liberté...).

Sa compagne V. C., 33 ans, a quant à elle écopé de trois mois de prisonavec sursis : cette vendeuse dans un centre commercial était jusqu'alorsinconnue de la justice. Leur voisin N. G., 36 ans, a pour sa part été condamnéà dix-huit mois de prison, dont six fermes : quarante pieds avaient étéretrouvés dans une de ses chambres dédiée à la culture du cannabis, lors d'un coupde filet opéré fin février.

Celle-ci était équipé de lampes de salles de sport de 600 watts"récupérées sur des chantiers" et de ventilateurs "pourdistribuer la chaleur" dans la pièce, a expliqué cet ancien docker, luiaussi au chômage. Après avoir appris "sur internet" à faire pousserses plants, ce dernier était parvenu à produire près d'un kilo d'herbe, dont unemoitié aurait servi à sa "consommation personnelle" et l'autre à"dépanner" des connaissances.

QUATRE VOYAGES EN UN AN

Mais c'est finalement "un membre de leur entourage" qui les avaitdénoncés à la brigade de gendarmerie du Pellerin, a expliqué la substitut duprocureur de la République. Soixante-trois pousses de pieds avaient ainsi étéretrouvées chez le couple de prévenus, mais aussi des balances de précision et2.800 �?� en liquide. Trente-et-un plants, de un mètre de haut, avaient égalementété découverts sous une tente dans leur garage.

A l'audience, A.F. et V. C. ont affirmé que les trois voyages qu'ilsavaient faits au cours de l'année écoulée - un mois en Thaïlande, une semaineen Turquie et une autre à Majorque - avaient été payés "avec l'argent d'unhéritage" touché quelques mois auparavant. S'ils n'avaient pas étéinterpellés, ils auraient ainsi dû se trouver au moment de leur procès "àSaint-Martin", aux Antilles françaises.

Le parquet avait ainsi requis vingt-deux mois de prison ferme avaient étérequis contre A.F., douze pour son voisin N.G. et quatre avec sursis pour sacompagne V.C. "Des dossiers comme celui-ci, vous serez amenés à en voir deplus en plus souvent", a prévenu la substitut du procureur à l'attentiondu tribunal. "Les peines encourues en cas de go-fast depuis le Maroc oul'Espagne incitent les trafiquants de cannabis à se diriger vers une productionplus locale, peut-être plus biologique."

"L'éléphant a accouché d'une souris : quand la brigade du Pellerin aété saisie, on disait que M. F. était à la tête d'un réseau de prostitution,que lui et ses amis exhibaient des armes en soirée, où ils pouvaient consommerjusqu'à 20 grammes de cocaïne", avait pour sa part ironisé l'avocat ducouple. Ce dernier avait simplement demandé au tribunal de ne pas prononcer demandat de dépôt pour A.F., afin qu'il puisse bénéficier d'un braceletélectronique./GF (PressPepper)

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