Loire-Atlantique

Soupçons d'abus sexuels à la mairie de Saint-Nazaire : la victime présumée sort du silence

05 juin 2019 à 19h34 Par Valentin ESTEVE
De gauche à droite, Sarah Trichet-Allaire, Gaëlle Betlamini Da Silva, Gaëlle Bénizé

Elle se réserve le droit de porter plainte.

L’affaire des soupçons d’abus sexuels à la mairie de Saint-Nazaire continue de faire parler, une semaine après son éclatement au grand jour. Ce mercredi, la victime présumée est sortie du silence et s’est exprimée pour la première fois. Gaelle Betlamini Da Silva, conseillère municipale, explique être aujourd’hui "dans l’incapacité de travailler, affaiblie physiquement". Elle se réserve par ailleurs "le droit de porter plainte au moment qui lui semblera opportun".

Le collectif "Ilsnenousferontpastaire", formé autour de dix élus, précise avoir "découvert ces derniers jours que le maire a saisi la procureure avec un article 40 plus de 10 mois après que la victime potentielle lui ait confié devant témoins ses souffrances et une relation non consentie".

Dans cette affaire une première plainte a été déposée par l’adjoint au finance Martin Arnout, pour diffamation, à l'encontre de la première adjointe Lauriane Deniaud qui l'a directement accusé lors d'une réunion interne début mai.

DAVID SAMZUN FAIT PART DE SON "AMERTUME"

Ce mercredi soir, le maire de Saint-Nazaire David Samzun fait part de son "amertume". "Cette situation m’attriste car j’ai toujours été sincère dans ma démarche de protection des personnes concernées en étant attentif et respectueux de la liberté de la parole et en refusant le plus longtemps possible d’agir à la place des personnes concernées" explique l'édile

Il indique aussi avoir demandé à Gaëlle Betlamini Da Silva et Martin Arnout, de s’abstenir de toute représentation publique pour "les préserver".