Actualités Pays-de-la-Loire 

20 octobre 2015 à 15h38 par Anthony MARSAIS

Notre-Dame-des-Landes : le juge autorise trois expropriations

Le 22 septembre dernier, des opposants au projet d'aéroport avaient empêché la venue, sur place, du juge de l'expropriation.

RCA
Crédit: -

Un juge de l'expropriation du tribunal de grande instance (TGI) de Nantes a autorisé mardi Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci, à exproprier trois habitants de la zone d'aménagement différé (ZAD) réservée pour le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

La décision, qui peut faire l'objet d'un appel sous un mois, pourra être suivie "d'ici la fin de l'année" par une demande d'expulsion des expropriés s'ils la refusaient, a précisé à PressPepper une source judiciaire. Le juge leur a accordé 10.000 € pour leurs frais de déménagement et des indemnités supplémentaires variables pour les travaux qu'ils avaient pu faire dans leurs maisons.

 

Cette décision survient après l'audience qui s'était tenue le 22 septembre à la demande d'AGO, concessionnaire du projet d'aéroport, que beaucoup interprètent comme un signe de la volonté politique de l'Etat de relancer le projet d'aéroport, suite au rejet en juillet des recours environnementaux des opposants par le tribunal administratif de Nantes.

 

Les occupants de la zone d'aménagement différé (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes avaient empêché le matin-même la venue du juge de l'expropriation sur place, un préalable pourtant imposé par la procédure. Outre des "menaces verbales" et des "tentatives d'intimidation", plusieurs journalistes avaient vu au même moment les pneus de leurs voitures crevés.

 

Jeudi, Manuel Valls avait réaffirmé devant les sénateurs la volonté du gouvernement de mener à bien ce projet d'aéroport, "nécessaire sur un plan économique" et "bon pour l'environnement". "Notre pays est un Etat de droit : une fois que la justice a tranché, ses décisions doivent être mises en oeuvre", avait déclaré le Premier ministre. "Le gouvernement ne peut pas accepter qu'une minorité d'opposants radicalisés fasse obstacle à l'intérêt général."/GF (PressPepper)

 

 

 

 

© 2014 PressPepper SARL - Tous droits réservés. Aucune des informations contenues dans ce serveur ne peut être reproduite ou rediffusée sans le consentement écrit et préalable de la SARL PressPepper. Tout contrevenant s'expose aux sanctions prévues par les articles L 122-4 et L 335-3 du Code de la Propriété intellectuelle : jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.

 

Retrouvez toute l'actu de la région et recevez les alertes infos de la rédaction
en téléchargeant l'application mobile RCA