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4 novembre 2015 à 8h09 par Anthony MARSAIS

Machecoul : ivre, il démarre son scooter... devant les gendarmes !

L'homme, alcoolique depuis l'adolescence, a écopé de 3 mois de prison ferme. Il avait donc été contrôlé ivre dimanche alors qu'il sortait d'une maison située juste à côté de la gendarmerie de Machecoul...

RCA
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Un homme de 32 ans a été condamné mardi après-midi en comparution immédiate à trois mois de prison ferme, après avoir été contrôlé dimanche soir à Machecoul avec 2,3 g d'alcool dans le sang alors qu'il venait de reprendre le guidon de son scooter... sous les yeux des gendarmes.

 

Le tribunal correctionnel de Nantes a également ordonné la confiscation du deux-roues que cet homme, logé par un ami à Challans, avait acheté la veille au soir. Il l'a également condamné pour avoir roulé sans assurance.

 

Dimanche, cet homme séparé de sa compagne venait en effet de fêter les retrouvailles futures avec son fils de 9 ans, prévues justement ce mardi après-midi, alors qu'il n'avait plus vu l'enfant depuis deux ans... Après être sorti de chez ses amis, qui habitent juste à côté de la gendarmerie, le prévenu avait alors fait plusieurs embardées sur son scooter.

 

Devant le tribunal, ce couvreur a reconnu qu'il était "trop saoûl" pour conduire ce soir-là, et que son taux d'alcool dans le sang était alors "énorme".

 

L'individu avait en outre déjà été condamné en novembre 2014 à quatre mois de prison avec sursis aux Sables d'Olonne pour une précédente conduite en état d'ivresse, et était soumis dans ce cadre à une mise à l'épreuve, qui le contraignait à suivre des soins pendant deux ans... Mais il s'avère qu'il n'a en réalité jamais entamé de démarches auprès d'un médecin. Les deux précédentes cures de désintoxication qu'il avait suivies se sont d'ailleurs soldées par des échecs.

 

"Quand ça ne va pas, je bois... mais je bois aussi quand ça va", reconnaît sans détours le prévenu, qui a fait un premier coma éthylique à 13 ans et qui boit quotidiennement depuis ses 18 ans. "Je me voile un peu la face."

 

"Parfois, il suffit de quelques centaines de mètres pour se tuer ou pour blesser quelqu'un", appuie pour sa part la substitut du procureur de la République. 

 

La représentante du ministère public avait ainsi demandé aux juges de prononcer cinq mois de prison, à purger en centre de semi-liberté ou avec un bracelet électronique, et de révoquer deux autres mois de prison relevant de sa précédente condamnation avec sursis. Elle n'avait toutefois pas réclamé de mandat de dépôt à l'audience, pour que le prévenu ressorte libre du tribunal et qu'il puisse ainsi honorer ce rendez-vous avec son fils "qu'il a failli mettre en péril". Un avis que les juges ont suivi./GF (PressPepper)

 

 

 

 

 

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