Publié : 19h09 par Dimitri COUTAND

Allergies aux pollens : une saison 2026 en avance sous l’effet d’un hiver trop doux

Alors que l’hiver n’est pas terminé, les allergies aux pollens touchent déjà une large partie des Français. En ce début mars 2026, les concentrations sont plus élevées que d’ordinaire.

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Crédit : Pixabay

Depuis quelques jours, les nez bouchés et les yeux irrités commencent déjà à arriver partout en France. Une alerte pollen concerne l’ensemble du pays. Les noisetiers, les aulnes et les saules sont actuellement les principales sources d’émission.

Cette année, certains noisetiers ont commencé à libérer leurs grains dès le 19 décembre, bien avant la période habituelle située autour de la mi-janvier. Un calendrier avancé qui confirme une tendance observée depuis plusieurs années.

Un hiver doux à l’origine du phénomène

Les températures clémentes de décembre 2025 ont favorisé un bourgeonnement anticipé. Même si un épisode de froid est intervenu ensuite, il n’a fait que ralentir le processus. Avec un décalage d’environ trois semaines entre douceur et floraison, les émissions de pollens ont débuté plus tôt.

Les fortes pluies de janvier et février ont temporairement limité leur dispersion, en maintenant les particules au sol. Mais le retour d’un temps sec et ensoleillé a relancé leur concentration dans l’air.

Selon les spécialistes, le changement climatique allonge et avance les saisons polliniques. La pollution atmosphérique aggrave également les réactions allergiques en fragmentant les grains, qui pénètrent plus facilement dans les voies respiratoires.

Pour limiter l’exposition, il est recommandé d’aérer son logement tôt le matin ou tard le soir, d’éviter les sorties par temps venteux et de garder les vitres fermées en voiture avec un filtre à pollen entretenu. Après une sortie, mieux vaut se changer, laver ses vêtements et rincer ses cheveux afin d’éliminer les particules accumulées. Le port de lunettes de protection, voire d’un masque lors d’activités comme le jardinage ou la tonte, peut aussi réduire les symptômes.

En cas de gêne, des antihistaminiques ou des traitements locaux sont disponibles en pharmacie. Si les troubles persistent ou s’intensifient, une consultation chez un spécialiste permettra d’envisager un bilan allergologique et, si nécessaire, une désensibilisation.


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