Smartphone, tablette, télévision ou ordinateur portable : le numérique s’est installé durablement dans le quotidien des enfants. D’après l’étude réalisée début décembre 2025 auprès de 1 001 parents et enfants, 87 % des 8-15 ans disposent d’au moins un équipement personnel.
Dans l’immense majorité des foyers, des règles ont été instaurées. Limitation du temps d’écran, interdiction certains jours ou contrôle parental : 94 % des parents affirment avoir mis en place au moins une restriction. En semaine, l’usage est plus strictement encadré que le week-end ou pendant les vacances scolaires.
Des écrans présents à toute la journée
Malgré ces règles, les écrans s’invitent à des moments clés. Un enfant sur cinq consulte un appareil dès le réveil ou au petit-déjeuner. Le soir, près d’un tiers reconnaît l’utiliser avant de dormir.
Ces pratiques s’éloignent des recommandations sanitaires, qui préconisent d’éviter les écrans le matin et avant le coucher. Elles illustrent toutefois l’ancrage du numérique dans les routines quotidiennes des familles.
Apprendre avant de se divertir
Contrairement aux idées reçues, l’usage principal reste lié à la scolarité. Plus d’un enfant sur deux consulte régulièrement le portail numérique de son établissement. Les recherches en ligne pour les devoirs et l’écoute de contenus audio éducatifs figurent également parmi les usages fréquents.
Les réseaux sociaux et les jeux vidéo en ligne arrivent derrière, même s’ils occupent une place significative : un tiers des 11-15 ans déclare consulter souvent les plateformes sociales. En revanche, la publication de contenus reste marginale : sept enfants sur dix disent ne jamais poster.
Des tensions, mais aussi une adhésion
Si 95 % des familles discutent du numérique, ces échanges provoquent des conflits dans quatre foyers sur dix. Pourtant, les enfants ne rejettent pas les règles. Une large majorité juge positivement le contrôle parental et la géolocalisation par les parents.
Deux jeunes sur trois approuvent même l’idée d’un établissement scolaire sans téléphone portable. Fait marquant : un tiers souhaiterait davantage de moments sans écran à la maison, signe d’un besoin d’équilibre face à une présence numérique devenue constante.