Publié : 19h20 par Dimitri COUTAND
Bouteilles en verre consignées : l’expérimentation est un échec selon une ONG
Un an après son lancement dans quatre régions, dont la Bretagne et les Pays de la Loire, le dispositif « ReUse » de consigne du verre affiche un bilan très décevant. L'ONG Zero Waste France dénonce ce jeudi 11 juin un manque d'ambition et un faible engagement de la grande distribution.
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Porté par l'éco-organisme Citeo, le projet devait initialement équiper 1 000 supermarchés. Aujourd'hui, seuls 367 points de vente participent à l'opération en Bretagne, Normandie, Pays de la Loire et Hauts-de-France. Sur le terrain, l'offre s'avère dérisoire : les militants de Zero Waste France ont comptabilisé une moyenne de seulement 9 références consignées par magasin, noyées au milieu de milliers de produits classiques. Pire, 10 % des supermarchés censés participer ne proposent aucun produit consigné en rayon.
Le principal frein reste financier. Hors coût de la consigne (10 à 20 centimes), les produits réemployables s'avèrent beaucoup plus chers que leurs équivalents jetables. L'ONG a constaté des écarts de prix injustifiés, allant de + 12 % pour le vin jusqu'à + 230 % pour une bouteille d'eau plate.
Des sanctions financières réclamées
À cela s'ajoute une logistique défaillante : signalétique incomplète dans 63 % des cas et machines de collecte difficiles à dénicher en magasin. Face à ce retard sur les objectifs de la loi Agec (qui vise 10 % d'emballages réemployés d'ici 2027), Zero Waste France demande à l'État de taper du poing sur la table. L'association réclame des pénalités financières contre les éco-organismes et l'obligation pour les distributeurs de rendre le verre consigné plus compétitif que le plastique jetable.
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