Publié : 17h00 par Gwen BROT

De Vannes à Nantes, le futur bombardier d'eau français prend son envol

Les premiers éléments du futur FF72, un bombardier d'eau amphibie conçu à partir d'un avion de ligne, viennent de rejoindre Nantes. Un projet innovant qui s'appuie sur le savoir-faire breton pour mieux lutter contre les incendies de demain.

FF72 : Une nouvelle génération de bombardiers d'eau
FF72 : Une nouvelle génération de bombardiers d'eau
Crédit : Multiplast

Face à la multiplication des incendies de forêt, une entreprise française développe un appareil capable de compléter les flottes actuelles. Baptisé FF72, ce futur bombardier d'eau est conçu à partir d'un ATR 72 reconditionné, un avion de transport régional largement utilisé dans le monde.

L'objectif est de proposer un appareil plus économique à l'achat et à l'exploitation, tout en offrant une capacité d'intervention renforcée.

Vannes fabrique, Nantes assemble

Le projet repose en grande partie sur le savoir-faire du Grand Ouest. Les flotteurs amphibies sont fabriqués à Vannes, au sein du chantier Multiplast, spécialiste des matériaux composites.

Une première étape vient d'être franchie avec le départ des premiers éléments vers Nantes, où débute l'assemblage du prototype. Cette phase marque une avancée importante avant les essais en vol prévus dès l'automne.

Plus d'eau embarquée, des coûts réduits

Le FF72 pourra emporter jusqu'à 8 000 litres d'eau, contre environ 6 000 litres pour un Canadair classique. Son coût de production est également annoncé comme nettement inférieur, grâce au réemploi d'un avion existant.

L'utilisation d'un ATR 72 présente aussi un avantage majeur : les pièces détachées sont largement disponibles et sa maintenance est déjà parfaitement maîtrisée par de nombreux professionnels dans le monde.

Des investissements et des emplois en Bretagne

Pour accompagner ce programme industriel, Multiplast investit 14 millions d'euros dans une nouvelle unité de production à Vannes. Cette extension permettra de fabriquer les flotteurs en série et de créer une vingtaine de nouveaux emplois.

À terme, l'objectif est de produire une douzaine d'appareils par an afin de répondre à une demande internationale en forte progression.

Une entrée en service visée en 2029

Le premier prototype doit effectuer son vol d'essai à l'automne. Si le calendrier est respecté, les premières livraisons pourraient intervenir à partir de 2029.

Avec cette innovation, Vannes et Nantes occupent une place stratégique dans un projet industriel français qui ambitionne de renforcer les moyens de lutte contre les incendies partout dans le monde.


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