Publié : 14h06

Les canicules et les sécheresses ont impacté la récolte de blé en France

Les changements climatiques en 2026 ont mis à rude épreuve les récoltes de blé, jusqu'à affecter les rendements.

blé
Crédit : Unsplash

La récolte de blé est attendue en baisse de 4% en 2026 par rapport à l'année précédente, pour un total final de 32 millions de tonnes, selon le ministère de l'agriculture qui a publié ses premières estimations officielles mercredi 15 juillet 2026. Des premiers chiffres qui arrivent particulièrement tôt cette année, car les moissons sont presque terminées, fait exceptionnel. Une baisse conforme aux estimations du groupe spécialiste des matières premières Argus Media, qui table sur une récolte qui pourrait s'élever à 30,8 millions de tonnes cette année. 

La production française de blé baisse depuis 2016, mais les excès de précipitations cet hiver, puis les canicules et la sécheresse, engendrent des dégâts sur les cultures. Les pertes vont jusqu'à 20% selon les régions, notamment de la Moselle à la Charente. Ces zones, intermédiaires, ont des terres moins riches, avec de faibles rendements céréaliers. Selon les statistiques du ministère de l'Agriculture, le rendement moyen provisoire est de 69 quintaux par hectare contre 74 l'an dernier, alors que les surfaces cultivées ont augmenté de 3% sur un an. Paradoxalement, le temps sec et chaud a favorisé la qualité des grains. Le taux de protéines est élevé et le grain a une belle densité. Plus il est lourd, plus le rendement en farine est intéressant.

 

 

 


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