Publié : 8h28 par Dimitri COUTAND

Trois recours contre le futur centre de rétention administrative de Nantes

Les opposants au projet de centre de rétention administrative de Nantes ont porté le combat devant la justice. Trois recours en référé ont été examinés ce lundi 19 octobre pour tenter de suspendre le chantier.

Centre de rétention administrative
Le centre de rétention administrative de Rennes
Crédit : capture d'écran Google Maps

Le tribunal administratif de Nantes a examiné trois nouveaux recours déposés contre le projet de centre de rétention administrative (CRA) prévu dans le quartier du Champ-de-Manœuvre. Les requérants contestent plusieurs arrêtés préfectoraux, dont ceux relatifs à l'intérêt général du projet, à l'autorisation environnementale et au permis de construire. Le chantier a débuté le 7 septembre avec des opérations de déboisement dans le Bois dormant, à proximité de la maison d'arrêt de Nantes. 

Les associations et organisations opposées au projet estiment que le site choisi présente des enjeux environnementaux importants. Elles pointent notamment la présence d'une zone humide et contestent les mesures de compensation prévues par l'État. L'un des principaux arguments avancés concerne l'absence d'étude d'impact environnemental. Les requérants considèrent qu'un projet de cette ampleur aurait dû faire l'objet d'une telle procédure avant le lancement des travaux. 

L'État défend la légalité du projet 

La préfecture estime de son côté que le projet n'a pas d'incidence notable sur l'environnement et qu'une étude d'impact n'était donc pas nécessaire. Elle souligne également que les abattages d'arbres sont achevés et que des mesures compensatoires sont prévues sur plusieurs hectares dans l'agglomération nantaise. Face aux interrogations soulevées, l'État a toutefois saisi l'Autorité environnementale afin qu'elle se prononce sur la nécessité ou non d'une étude d'impact. 

Le juge des référés dispose d'un délai maximal de trente jours pour se prononcer sur une éventuelle suspension des arrêtés préfectoraux et, par conséquent, des travaux en cours. D'ici là, l'avis de l'Autorité environnementale pourrait également venir peser dans un dossier qui continue de susciter une forte mobilisation des opposants sur le terrain comme devant les tribunaux. 


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