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30 janvier 2015 à 0h00 par La rédaction

Vieillevigne/Géneston : la banquière qui volait ses clients condamnée

Elle écope de 18 mois de prison avec sursis et devra rembourser 112 000 €.

RCA
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NANTES, 29 janvier 2015 (PressPepper) - Une ancienne employée du Créditmutuel de Vieillevigne et Géneston (Loire-Atlantique) a été condamnée jeudisoir à dix-huit mois de prison avec sursis pour "abus de confiance"par le tribunal correctionnel de Nantes, après avoir volé 354.000 �?� en dix ansà onze clients âgés ou fragiles.

V. A., 38 ans, devra en outre rembourser 112.000 �?� à son ancien employeur,somme correspondant aux trois seules années qui n'ont pas échappé à laprescription des faits. Son mari Jean-François a lui écopé de six mois deprison avec sursis pour "recel", pour avoir profité de l'argent ainsidétourné.

L'enquête a permis d'établir que les victimes étaient âgées de 75 à 91 ans- sauf un homme de 51 ans, qui était lui alcoolique. La banquière émettait descartes bancaires dites "provisoires", pour retirer du liquide audistributeur automatique de billets, ou bien allait se servir directement dansles coffres de l'établissement.

V. A. faisait aussi en sorte que leurs relevés bancaires lui soientadressés à l'agence du Crédit mutuel, et non pas à leur domicile, et lesdétruisait pour ne laisser aucune trace. Le pot-aux-roses avait finalement étédécouvert en février 2014 par une cliente, qui s'était étonnée des"curiosités" de ses comptes...

VOYAGE AUX BALEARES, 4x4 ET GOUDRONNAGE DE LA COUR

Lors de l'enquête, la prévenue a expliqué qu'elle voulait simplement"subvenir aux besoins de sa famille". Un voyage aux Baléares, unVolkswagen Touareg ou encore le goudronnage de la cour de leur maison avaientainsi été réglés avec l'argent de ses clients - qui ont tous été remboursés parla banque après son licenciement.

Son mari, lui, a feint d'avoir ignoré la provenance douteuse des fonds."La seule chose qui m'a étonné, c'est d'être convoqué chez lesflics", a-t-il lâché au président du tribunal correctionnel de Nantes.

"Sa première réaction, quand elle l'a appelée en pleurs pour lui direqu'elle était licenciée pour avoir détourné de l'argent, ça a été"J't'explique : c'est ton problème, pas le mien"", corrige MeFrançois-Xavier Mayol (photo), l'avocat de la caisse régionale du Créditmutuel. "En attendant, il avait 140 �?� de cigarettes par mois, des séjoursà Disneyland et Center Parcs, et jouait jusqu'à 400 �?� par mois sur des sites depoker en ligne... Or, il touchait 1.800 �?� par mois et savait très bien que safemme gagnait moins que lui."

Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement accordé 3.000 �?� dedommages et intérêts au Crédit mutuel pour l'atteinte à son image, alors que labanque en avait demandé 20.000./GF (PressPepper)

Ecoutez l'avocat du Crédit Mutuel, Me Mayol


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