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23 décembre 2015 à 5h16 par Anthony MARSAIS

Un enseignant jugé pour "agression sexuelle" sur une élève à Campbon

Le maître d'école nie les attouchements. La famille reproche la lourdeur de l'académie. 9 mois de prison ferme ont été requis.

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Un professeur des écoles a été jugé mardi pour "agression sexuelle" par le tribunal correctionnel de Nantes, après qu'une élève de 7 ans se soit plainte d'attouchements sexuels lors d'une classe de découverte à Campbon en avril 2014.

 

Ce Nantais de 40 ans aurait introduit un doigt dans le sexe de la fillette et tenté de mettre "sa langue dans sa bouche", d'après les propos de l'écolière. La scène aurait eu lieu dans une chambre où dormaient cinq autres fillettes.

 

Mais à l'audience, l'intéressé a réfuté toute agression sexuelle, avouant avoir simplement "posé sa main sur le ventre" et "mis la main dans les cheveux" de son élève pour la calmer, alors qu'elle ne parvenait pas à s'endormir. Le professeur des écoles avait lui-même appelé la mère de la fillette pour qu'elle vienne à Campbon calmer sa fille. Mais le témoignage de l'écolière, associé au comportement "étrange" de l'enseignant, avaient convaincu la mère de déposer plainte.

 

"Il ne les alors pas quittées d'un pouce", explicite le procureur de la République. "Pourquoi se tenait-il là en permanence ? Etait-ce pour neutraliser la parole de la fillette ? Je ne le sais pas", s'est interrogé le représentant du parquet.

 

LE PERE REGRETTE LA "LOURDEUR" DE L'ACADEMIE

 

Dix-huit mois de prison, dont neuf fermes, ont ainsi été requis à l'encontre de l'enseignant, suspendu depuis les faits ; le ministère public a également demandé au tribunal correctionnel de lui interdire d'entrer en contact avec des enfants, que ce soit dans un cadre professionnel ou bénévole, et d'inscrire son nom au fichier national des délinquants sexuels.

 

"Je ne sais pas pourquoi elle dit ça... J'ai été bouleversé par ces accusations", s'est défendu lors de l'audience cet homme marié, inconnu de la justice jusqu'alors, qui avait simplement reconnu en garde à vue "regarder des films pornographiques" pour pallier l'absence de relations sexuelles avec son épouse.

 

Cette scène était survenue en outre quelques semaines après que la fillette ait subitement refusé d'aller à l'école le matin, au point de "s'accrocher en pleurs à la rampe de notre escalier", a témoigné à l'audience son père.

 

Celui-ci a par ailleurs regretté la "lourdeur" de l'académie de Nantes et de la direction de l'école dans cette affaire, qui ont "d'abord voulu protéger leur enseignant". "Je comprends qu'il y ait la présomption d'innocence, mais il y a aussi le principe de précaution", a expliqué le père de l'écolière, en pleurs à la barre. Depuis, celle-ci a réintégré son école à sa demande, et "tout se passe bien", a ajouté la mère de la fillette.

 

Le tribunal correctionnel de Nantes, qui a mis son jugement en délibéré, rendra sa décision le 2 février prochain./GF (PressPepper)

 

 

 

 

 

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