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15 décembre 2015 à 21h38 par Anthony MARSAIS

Touvois : l'ami du couple entretenait des relations sexuelles avec leur fille de 13 ans

Cet homme, présenté comme très enfantin, avait entamé une relation avec l'adolescente, la fille de son meilleur ami...

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Un homme de 45 ans a été condamné mardi en comparution immédiate à un suivi socio-judiciaire de deux ans, durant lesquels il sera contraint de se soigner, après avoir eu pendant plusieurs mois des relations sexuelles avec la fille de 14 ans d'un couple d'amis qui l'hébergeait à Touvois.

 

L’homme, qui habite à présent aux Moutiers-en-Retz, sera soumis pendant cette période au contrôle d'un juge d'application des peines (JAP) : s'il venait à ne pas respecter ses obligations, il partirait alors pour six mois en prison, a décidé le tribunal correctionnel de Nantes. L'homme aura également interdiction d'entrer en contact avec la collégienne pendant ces deux ans, et devra verser à ses parents 3.600 € de dédommagements, tous préjudices confondus. Son nom sera enfin inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS).

 

Celui qui était alors le "meilleur ami" du père de l'adolescente et "considéré comme son propre frère" par la mère - était hébergé au moment des faits par le couple, alors qu'il se trouvait en instance de divorce et qu'il rénovait dans les environs une maison temporairement privée de chauffage. Les premières relations sexuelles avaient ainsi eu lieu dans la chambre de l'adolescente, avec son consentement, après une soirée passée avec sa famille.

 

"ELLE N'A PAS VOULU ATTENDRE D'AVOIR 15 ANS"

 

"Quand on lui a dit qu'il ne pouvait pas dormir chez nous, elle est devenue quasi-hystérique, au point de nous donner des coups de pieds dans le ventre", a raconté la mère de la collégienne à la présidente de la chambre des comparutions immédiates. "Mon mari étant dépressif, il n'a pas réussi à en prendre le dessus... J'aurais alors voulu qu'il parte de lui-même dans sa maison, même sans chauffage, mais il n'a rien dit."

 

Le lendemain matin, la plaignante avait alors retrouvé avec stupeur celui qu'elle considérait comme son "frère" dans le lit de sa fille, à l'époque âgée de 13 ans et demi. "Il était très gêné, mais m'a alors expliqué qu'ils avaient joué la veille à la console, que notre fille s'était endormie à ses côtés mais qu'il ne s'était rien passé", poursuit la mère, pas dupe.

 

Malgré "une dizaine" d'avertissements ultérieurs de cette dernière, le prévenu avait continué à entretenir des relations avec sa fille, que ce soit dans sa maison en rénovation ou bien dans sa voiture, sur le trajet pour aller faire les courses.

 

A l'audience, il s'est présenté comme l'une des "victimes" de cette affaire. "Elle était consciente que notre relation n'était pas possible, mais elle n'a pas voulu attendre d'avoir 15 ans", a-t-il dit à propos de cette adolescente avec qui il parlait d'avoir un enfant - mais "après ses études", précise-t-il. Ses larmes devant le tribunal n'ont toutefois pas spécialement ému la mère de la jeune fille, à qui il avait jadis confié être "capable de pleurer sur commande".

 

IL AVAIT DEJA MIS ENCEINTE LA NOUNOU DE SES NEVEUX

 

Décrit comme "très enfantin" par ses proches, ce père de trois enfants - nés de deux unions différentes - avait par ailleurs déjà mis enceinte par le passé la nounou de ses neveux et nièces... âgée elle de 17 ans.

 

Son avocat, Me Jacques Lapalus, avait ainsi souligné "l'immaturité totale" du jeune couple, et tout particulièrement celle de son client. "D'un point de vue psychologique, je doute qu'il ait beaucoup plus de 18 ans d'âge mental", avait confié au tribunal l'ancien bâtonnier du barreau de Nantes. "Ils se sont créés tous les deux une bulle d'amitié, qui est devenue une bulle d'amour, où ils ont construit un mythe dans lequel personne ne pourrait les empêcher de s'aimer."

 

La peine prononcée par le tribunal pour ces "atteintes sexuelles par majeur sur un mineur de moins de 15 ans" s'avère au final conforme aux réquisitions du parquet, qui avaient déjà satisfait la défense./GF (PressPepper)

 

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