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2 octobre 2015 à 9h47 par Hélène Hamon

Saint-Philbert-de-Grandlieu : il brise son bracelet électronique huit jours avant la fin de sa peine

Un jeune homme de 24 ans a été condamné jeudi à 4 mois de prison ferme pour avoir brisé son bracelet électronique une semaine avant la fin de sa peine à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Ce jeune ferrailleur est également suspecté d’avoir commis une quarantaine de cambriolages.

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Un ferrailleur de 24 ans suspecté d'avoir commis "une quarantaine de cambriolages" en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire a été condamné jeudi en comparution immédiate à quatre mois de prison ferme, pour avoir brisé son bracelet électronique à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu le 22 juillet dernier.

 

Cet individu qui avait déjà vingt-quatre mentions à son casier judiciaire - avait été interpellé mardi à Nantes, près du camp de gens du voyage de La Clairière, après avoir été traqué par un important dispositif de gendarmerie. L'homme est en effet soupçonné d'être impliqué dans des vols commis au Loroux-Bottereau, à Notre-Dame-des-Landes ou Blain.

 

Le prévenu - que les gendarmes suspectent aussi d'avoir pris part à des cambriolages de commerces à Clisson en août et à celui de la boulangerie de Géneston en septembre - était considéré en "évasion" au moment de son interpellation : il avait brisé le bracelet électronique qui lui avait été imposé après une précédente condamnation pour "vols aggravés". Lors de l'audience, ce jeune homme a expliqué avoir agi ainsi après que des gendarmes aient rendu visite à sa compagne, sur le campement de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, le 22 juillet : l'un d'eux l'avait "formellement reconnu" le même jour au volant de son Peugeot Partner, sur la commune de Saint-Colomban, alors qu'il n'a pas le permis de conduire.

 

"Comme ils ont dit à ma compagne qu'ils m'avaient formellement reconnu, j'ai pris peur et j'ai cassé mon bracelet... Mais ce n'est pas moi qui conduisait !", maintient le jeune homme, devant le tribunal correctionnel de Nantes. "Je ne dis pas que mon fourgon ne s'est pas promené dans le bourg, hein... Mais c'était peut-être mon frère qui était au volant." "Entre le mois de juillet et votre interpellation hier, la panique a quand même duré un certain temps...", relève la présidente de la chambre des comparutions immédiates. "Je ne voulais pas me rendre, tant qu'à faire...", lui répond le prévenu.

 

Il ne lui restait pourtant plus que huit jours à purger, sur les cinq mois auxquels il avait été condamné. "Tout le monde, dans ce tribunal, peut reconnaître monsieur : il est connu, et même plus que connu, par les gendarmes", soutient la substitut du procureur pour obtenir sa condamnation pour "conduite sans permis". "Il est indispensable de lui faire comprendre qu'on ne peut pas décider de mettre fin à une décision de justice comme bon lui semble", ajoute la représentante du ministère public, concernant la destruction du bracelet électronique. Le tribunal a finalement relaxé ce père d'une petite fille pour la "conduite sans permis", mais l'a condamné pour la destruction de son bracelet électronique. Il a été maintenu en détention à l'issue de son procès. Pour ce qui est des cambriolages qui lui sont reprochés, l'enquête suit son cours.

 

 

 

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