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20 avril 2016 à 20h38 par Anthony MARSAIS

Rocambolesque évasion du tribunal pour le jeune braqueur tout juste condamné

Le jeune prévenu s'est échappé du palais de justice de Nantes sitôt la peine prononcée. Il était accusé du braquage d'un PMU à Nantes.

RCA
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Un prévenu de 21 ans s'est enfui en courant mercredi soir du Palais de justice de Nantes, en passant par l'entrée principale, peu après 20h30, juste après avoir été condamné à trois ans de prison fermes pour le braquage du bar PMU "Le Convention", dans le quartier Egalité à Nantes.



O.T., 21 ans, a sauté pour cela par-dessus le muret du box des prévenus, alors qu'il n'était pas encore menotté, avant de parvenir à échapper à deux policiers et aux agents de sécurité postés à l'entrée du tribunal.



Lors de l'audience, le jeune nantais avait nié en bloc être l'un des trois individus cagoulés qui avaient braqué le couple de gérants de l'établissement, le 10 mai 2014, vers 8h15 du matin. Les braqueurs avaient été mis en fuite par le cafetier, après que celui-ci se soit rendu compte que le pistolet posé sur sa tempe était factice. Ils avaient toutefois pu empoigner quelque 175 € de billets, qui dépassaient de son tiroir-caisse.


 


"JE SUIS VENUE VOIR SON VISAGE"


 


Un sac à dos semblable à celui des braqueurs avait alors été retrouvé quelques heures plus tard, non loin d'un autre bar-tabac, à Saint-Herblain, qui avait lui aussi fait l'objet d'une tentative de vol : de l'ADN appartenant au frère cadet du prévenu, âgé de 15 ans, avait ainsi conduit les policiers à l'interpeller. Huit mois plus tard, un "renseignement anonyme" avait aussi permis aux enquêteurs de "formellement identifier" O.T. comme l'un des trois braqueurs.



A l'audience, le jeune homme a expliqué son silence tout au long de l'enquête par le fait qu'il voulait "protéger son petit frère", mais qu'il en avait à présent "marre de la prison", où il est incarcéré depuis vingt mois. Ce jeune déjà condamné dix-neuf fois en sept ans s'était également distingué, lors de sa garde à vue, en mettant le feu à sa cellule.



La victime du braquage, elle, a été incapable lors du procès de dire si le prévenu était l'un de ses agresseurs. "Je suis venue à l'audience juste pour voir son visage, afin qu'il ne revienne pas chez moi", avait-elle expliqué au président. "Quand on achète un bar-tabac, on sait que ça fait partie des risques du métier."/GF (PressPepper)

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