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16 octobre 2015 à 17h36 par Hélène Hamon

Nantes : un animateur de loisirs condamné à dix ans de prison pour des viols et des agressions sexuelles sur sept garçons

Il était accusé de viols et d'agressions sexuelles sur des jeunes garçons. Un homme de 51 ans a été condamné ce vendredi à 10 ans de prison par la cour d'assises de la Loire-Atlantique. Entre 1989 et 2002, cet ancien animateur d'un centre de loisirs nantais avait donc violé et agressé sexuellement 7 garçons.

RCA
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La cour d'assises de la Loire-Atlantique a condamné vendredi à dix ans de réclusion criminelle l'ancien animateur de centres de loisirs de l'Accoord qui était jugé depuis lundi pour des "viols" et "agressions sexuelles" commis entre 1989 et 2002 sur sept jeunes garçons, âgés aujourd'hui de 19 à 34 ans.

L'homme âgé de 51 ans, sera en outre contraint de suivre des soins pendant dix ans à sa sortie de détention, et s'exposera à quatre autres années d'emprisonnement s'il venait à s'y soustraire. Ce verdict est quasiment conforme aux réquisitions de l'avocat général, qui avait simplement réclamé 3 ans de prison en cas d'inexécution de l'injonction de soins.

Lors de son procès, l'accusé avait reconnu d'emblée les faits qui lui étaient reprochés, et aurait même admis dans un mail adressé à son frère avoir agressé au total "dix-neuf enfants, dont sept à Madagascar". Ces derniers attouchements lui ont valu là-bas en 2005 une peine de cinq ans de prison pour "attentat à la pudeur sans violence".

C'est en apprenant cette condamnation que l'une de ses victimes françaises avait dénoncé ses agissements, dont certains avaient été commis sur un garçon confié à l'association en charge des activités socio-éducatives de la ville de Nantes.

Des aveux "utilitaires" ?

Vendredi matin, l'avocat général avait ainsi dénoncé la "stratégie" mise en place par l'accusé pour approcher les enfants, qui passait notamment par la "séduction des mères". "La relation amoureuse ne l'intéressait pas vraiment sur le fond, mais elle lui permettait d'avoir accès à leurs enfants", a dénoncé le représentant du ministère public.

L'ex-animateur des centres de loisirs, qui avait terminé sa carrière à l'Accoord après un abandon de poste en 2001, est également accusé d'avoir "ciblé" de jeunes enfants "en difficulté sociale et affective".

"Pendant vingt ans, il a été pédophile sans que personne n'ait la moindre suspicion", a souligné l'avocat général. "Ce n'est pas donné à tout le monde de ne pas se trahir pendant vingt ans... Il faut vraiment être très bon."

Le représentant du parquet a également estimé que l'évolution de l'accusé, qui reconnaît l'intégralité des faits qui lui sont reprochés, était purement "utilitaire". "Des vies d'enfants ont été brisées", a-t-il insisté.

L'avocat de la défense avait lui souligné la prise de conscience de son client après son emprisonnement à Madagascar pour demander aux jurés de le laisser en liberté, arguant du fait qu'il ne recommencerait plus jamais.

"Depuis ces faits, aucune photo pédo-pornographique n'a été retrouvée chez lui". "Le juge d'instruction lui-même lui a fait confiance, en le laissant repartir de son bureau libre pour qu'il lui remette son passeport. L'enquêteur a aussi dit qu'il était sincère, et la psychanalyste qui l'a examiné a également souligné qu'il était authentique dans sa culpabilité."

 



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