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23 avril 2015 à 0h00 par La rédaction

Moisdon-la-Rivière/Vertou : il frappe sa future ex-femme... enceinte de cinq mois

<p>Il écope de 4 mois de prison avec sursis. L'homme s'est présente lui aussicomme une victime…</p>

RCA
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NANTES, 22 avril 2015 (PressPepper) - Un homme a été condamné mercrediaprès-midi en comparution immédiate à quatre mois de prison avec sursis et miseà l'épreuve, pour des violences conjugales commises le 1er avril dernier àMoisdon-la-Rivière sur sa future ex-femme... enceinte de cinq mois.

Bertrand*, 31 ans, devra impérativement suivre des soins s'il ne veut pasvoir sa peine avec sursis transformée en prison ferme. Le jeune homme -jusque-là inconnu de la justice - aura aussi pour interdiction d'entrer encontact avec sa victime, dont il compte de toutes manières se séparer, a-t-ilaffirmé à l'audience.

Le prévenu, qui vient de trouver un emploi dans un restaurant de Vertou,s'était disputé le jour des faits avec Stéphanie* pour une sombre histoire decigarettes. Leur scène de ménage avait alors duré "entre une heure et uneheure trente", selon la jeune femme : projetée contre les meubles"une dizaine de fois", "giflée" et "mordue àl'avant-bras gauche", elle s'était vu prescrire quinze joursd'interruption totale de travail.

A la barre, son mari a nié toute claque ou morsure, concédant juste une"bousculade mutuelle", probablement due au "manque decannabis" de sa femme et au fait que lui-même avait "un peurebu" de l'alcool... Ce père de trois enfants s'est même présenté commeune "victime de violences conjugales" de la part de sa femme.

C'EST LUI LA "VICTIME"

"Cela fait trois ans et demi que je vis avec elle, et cela fait troisans et demi que je subis cela", affirme l'intéressé à la présidente dutribunal. "J'ai eu une enfance difficile, avec une mère maltraitée, et jene supporte pas aujourd'hui qu'une femme se fasse toucher... Ma femme le sait,et elle en joue !".

Le jour des faits, Bertrand* se serait ainsi "trouvé face à unepersonne en furie". "C'est elle qui m'a demandé de lui donner descoups de boule, mais j'ai refusé", poursuit-il, précisant au passages'être retrouvé au sol "cinq ou six fois"... avec leur fille en basâge dans les bras.

Le jeune homme a d'ailleurs porté plainte pour la première fois contre safemme quinze jours après les faits, pour les présumées "violences"qu'elle aurait commises sur lui depuis 2011... Une plainte "pas trèscrédible", pour l'avocat de sa victime, qui n'a pas demandé de dommages etintérêts au tribunal. "Tout ce que je veux, c'est qu'on se sépare",explique Stéphanie*, dont le mari a de toutes façons déjà quitté la maison.

"Les rôles ne doivent pas s'inverser : c'est bien madame lavictime", confirme la substitut du procureur de la République, qui avaitdemandé six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve dans sesréquisitions. Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement octroyé 450 �?� àla victime pour ses frais de justice./GF (PressPepper)

*prénoms d'emprunt

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