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11 décembre 2015 à 6h55 par Anthony MARSAIS

Machecoul : ils cambriolent la buvette, et en profitent pour se faire des frites

Un jeune homme de 19 ans écope de travaux d’intérêt général...

RCA
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Un jeune de 19 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Nantes à effectuer trois semaines de travail d'intérêt général (TIG) au profit d'une association ou d'une collectivité, après avoir pris part au cambriolage de la buvette de la Pétanque Machecoulaise, dans la nuit du 14 au 15 février derniers.

 

Le jeune homme, qui habitait Machecoul mais a déménagé depuis à Quincy-Voisins (Seine-et-Marne), s'était juste avant rendu avec trois autres adolescents à la Manufacture française du cycle, où ils avaient éventré quarante-six cartons et dérobé vingt-six vélos électriques. Ils avaient ainsi occasionné près de 12.000 € de préjudice pour l'ex-usine Cycleurope.

 

"Mon vélo était cassé, et j'avais besoin d'un dérailleur... J'en ai parlé à mes amis, qui m'ont dit qu'on pouvait en trouver dans une benne", a déclaré à l'audience le prévenu, pour expliquer pourquoi ils avaient défoncé le grillage du site.

 

Le quatuor avait ensuite fracturé la porte de la buvette du club de pétanque, malgré les réticences de deux des quatre jeunes... qui en étaient membres. Après s'être fait des frites (!), ils avaient vidé le contenu d'un extincteur dans les locaux, au cas où la "police scientifique" aurait voulu chercher des traces de leurs ADN... Ils étaient également repartis avec une pendule et une cafetière.

 

Le tribunal a ainsi condamné le prévenu à payer avec ses complices 150 € à la Pétanque Machecoulaise. Une audience sur intérêts civils aura lieu le 25 mars pour déterminer le montant des dommages et intérêts alloués à la MFC. Une partie des vélos avait en effet pu lui être restituée : un des prévenus tentait de les vendre près de la gare de Machecoul...

 

"Sans le savoir, ils se sont mis dans une situation extrêmement dangereuse : en 1994, dans cette même usine de vélos, deux voleurs avaient été tués par les gendarmes, avant qu'on ne s'aperçoive qu'ils n'étaient pas armés", avait rappelé Me Fabrice Petit, l'avocat du prévenu. Celui-ci, déboussolé par la séparation de ses parents, se serait "identifié à ses camarades, qui étaient eux aussi dans une situation familiale compliquée", a-t-il aussi tenté d'expliquer.

 

Le "leader" présumé de l'escapade avait lui écopé de huit mois de prison fermes, lors d'une audience qui avait eu lieu le 19 novembre dernier. Un autre complice, moins impliqué, avait lui été condamné à deux semaines de TIG. Le troisième larron, qui était lui mineur au moment des faits, avait été renvoyé pour sa part devant le tribunal pour enfants./GF (PressPepper)

 

 

 

 

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