Actualités Pays-de-la-Loire 

27 avril 2016 à 16h44 par Simon Bouyer

Les syndicats « pas responsables » des dégâts causés par les casseurs

Les syndicats (CGT, FSU, Solidaire, FO, Unef) et le comité de mobilisation étudiante et lycéenne ont exposé mardi le parcours qu’emprunteront les manifestants ce jeudi à Nantes, lors d’une nouvelle journée de grève interprofessionnelle. L’occasion pour eux de rappeler qu’ils ne sont pas « responsables » des dégâts importants dans le centre-ville.

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La mobilisation s’annonce très forte ce jeudi contre le projet de loi travail à Nantes, comme à Saint-Nazaire, Ancenis et Châteaubriant. Dans la Cité des Ducs,  les organisations syndicales ont, pour une fois, présenté le parcours de la manifestation. Et cette fois-ci des « efforts » ont été consentis pour limiter le passage devant des sites sensibles, et notamment les commerces.

 

« Nous tenons compte de la situation »

Les manifestants se rassembleront sous les Nefs des Machines de l’île vers 10h30. Au programme : Quai de la fosse, Hôtel Dieu, Château, Préfecture, Cours Franklin Roosevelt, place de la Petite Hollande, et retour aux Machines de l’île pour des prises de paroles. 1h15 de marche environ. Les syndicats insistent sur leurs « efforts » pour éviter les rues commerçantes et la mairie, mais également le choix de manifester dans des artères principales et non dans les rues étroites du centre-ville. Didier Hude, de la FSU, l’assure : « nous avons tenu compte des forces de l’ordre énervées, des difficultés des commerçants, mais aussi des riverains. »

 

 

Jean-François Gendron, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, demandait aux syndicats d’annuler la manifestation en début de semaine, suite au coup de gueule des commerçants du centre-ville. Le secrétaire général de l’Union départementale CGT Fabrice David tient à mettre les choses au clair : « Il n’en est pas question ! Les dégradations du centre-ville ne sont pas une raison pour mettre sous le tapis nos revendications. Nous ne sommes pas responsables des agissements de tous les Français de France et de Navarre. »

 

Le secrétaire général en Loire-Atlantique de FO, Michel Le Roc’h, partage le même sentiment.

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« Ils s’inquiètent à l’idée de venir manifester »

Pour Fabrice David, cela ne fait aucun doute, les « casseurs » nuisent à leur crédibilité : « le réel message que l’on porte est beaucoup moins médiatisé. Ces débordements nous font réfléchir et notamment vis-à-vis de nos militants. Ils s’inquiètent à l’idée de venir manifester, pour prendre soit des pavés, soit des lacrymogènes. On se réjouissait le samedi 9 avril d’avoir des familles à nos côtés. Maintenant, les personnes réfléchissent à deux fois avant d’amener leurs enfants. »

 

« Notre service d’ordre n’est pas apte à faire le travail de sécurisation »

Le service d’ordre syndical se retrouve souvent en première ligne face aux groupes de « casseurs ». Doivent-ils s’organiser différemment pour garantir une meilleure sécurité lors des manifestations ? Didier Hude de FSU nous livre son point de vue sur la question.

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Si le projet de loi travail n’est pas retiré d’ici la fin de la semaine, les syndicats ont décidé dès lundi de lancer une série d’assemblées générales dans les entreprises et les administrations. Cela pourrait commencer dès le lundi 2 mai avec un rendez-vous organisé par FO à 8h30 en compagnie des agents territoriaux de Nantes.

 

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