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5 janvier 2016 à 5h50 par Anthony MARSAIS

Le médecin qui avait violé son fils radié de la profession

En demandant à être intégré parmi les médecins de Loire-Atlantique, il avait omis de préciser qu’il était poursuivi pour viol...

RCA
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Un ancien médecin généraliste de Saint-Vigor-le-Grand (Calvados) a été définitivement radié de la profession, après s'être inscrit au tableau de l'ordre de la Loire-Atlantique en septembre 2011 sans préciser qu'il était sous contrôle judiciaire depuis plus d'un an pour le viol de son fils quand celui-ci était mineur.

 

Ce médecin, condamné depuis en octobre 2014 à six ans de prison par la cour d'assises du Calvados et actuellement détenu au centre de détention de Nantes, avait pourtant demandé "l'indulgence" de la chambre disciplinaire de l'ordre régional des médecins des Pays de la Loire dans ce dossier.

 

Le retraité, âgé aujourd'hui de 69 ans, avait aussi fait part de sa "surprise" de voir que "les arrêts le condamnant soient en possession" de ses pairs. Il avait également présenté ses "excuses" à ses confrères, et rappelé qu'il était "déjà sanctionné" par les juridictions pénales et civiles.

 

"Les faits reprochés se sont déroulés dans un espace privé, sans lien avec son activité professionnelle", avait insisté son avocat, Me Bernard Caratini, dans ses écritures. "Il a toujours exercé sans aucun reproche. Son inscription au tableau n'était motivée que par la volonté de prescrire pour son épouse et lui-même."

 

Interrogé lundi par PressPepper, ce dernier a indiqué "ne pas savoir" si son client allait faire appel de la décision, alors que le délai de recours court jusqu'au 24 janvier prochain. 

 

"Le docteur a sciemment induit en erreur le conseil départemental", considère pour sa part la chambre disciplinaire de l'ordre régional des médecins des Pays de la Loire dans sa décision. "Les faits (...) sont d'une particulière gravité au regard des règles déontologiques, notamment en ce qu'ils portent atteinte à l'honneur de la profession."

 

"Indépendamment de la peine prononcée par la cour d'assises (...), il y a lieu de sanctionner ce praticien de la peine de radiation du tableau de l'Ordre", en déduit l'instance ordinale./GF (PressPepper)

 

 

 

 

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