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19 novembre 2015 à 7h24 par Anthony MARSAIS

Il se servait des chèques volés dans le sud de la Loire-Atlantique et le nord Vendée

10 mois de prison pour cet individu de 42 ans qui volait des particuliers et utilisait ensuite les chèques pour faire des achats dans des commerces en Vendée et Loire-Atlantique.

RCA
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Un petit chef d'entreprise spécialisé dans la vente de bois de chauffage a été condamné mercredi à dix mois de prison fermes par le tribunal correctionnel de Nantes, après avoir pris part en 2010 et 2011 à des cambriolages-express dans le Vignoble nantais, le pays de Retz et le nord-ouest vendéen.

 

L’individu, 42 ans, a également été reconnu coupable du "recel" des chéquiers volés chez les victimes, qu'il dépensait allègrement dans des grandes surfaces, des boulangeries ou des bars-tabacs de la région.

 

La peine prononcée s'avère au final identique celle qui avait été prononcée en novembre 2014 par le même tribunal correctionnel de Nantes, qui l'avait jugé en son absence pour ces mêmes faits. Mais ce prévenu avait fait opposition à ce jugement, comme c'est le droit de toute personne jugée par défaut.

 

Mercredi, à l'audience, le prévenu a ainsi reconnu avoir pris part aux cambriolages que menaient son neveu, un intérimaire de Saint-Jean-de-Boiseau, et deux de ses amis : un peintre en bâtiment de Vertou, et son frère, un poissonnier qui habite Bouin.

 

LES VICTIMES S'ETAIENT ABSENTEES "PENDANT UNE HEURE"

 

Il a toutefois affirmé être "resté dans la voiture" lors du vol commis en novembre 2010 chez un particulier de Fresnay-en-Retz, chez qui un fusil de chasse, des cartouches, une alliance, 60 € en liquide, une carte bancaire et un chéquier avaient été dérobés. La victime s'était pourtant absentée de chez elle "pendant une heure" seulement.

 

Un habitant de Vertou avait également quitté son domicile pendant le même laps de temps quand son chéquier avait été dérobé en décembre 2010... Un couple, qui vit aussi dans la commune, s'était vu pour sa part délesté de ses ordinateurs, parfums et bijoux en mars 2011.

 

"Il était dans une période de sa vie où il était complètement déstabilisé par le départ de sa compagne", a plaidé Me Jacques Lapalus, l'avocat du prévenu. "Je n'étais pas très bien", confirme son client. "Je me suis retrouvé avec mon neveu et ses connaissances, et c'est à partir de là que tout a commencé..."

 

Problème : ce père de quatre enfants, qui est actuellement incarcéré jusqu'en mai 2017 à la maison d'arrêt d'Angers dans le cadre d'une autre affaire, a déjà été condamné par le passé pour des "vols" et des "recels". Il ne s'est pas plié, non plus, aux contraintes des mises à l'épreuve qui lui avaient été signifiées par la justice.

 

Le tribunal correctionnel de Nantes a donc confirmé la peine qu'il avait prononcée en novembre 2014, compte-tenu du casier judiciaire de l'intéressé et des désagréments causés aux commerçants de la région : beaucoup s'étaient retrouvés avec des chèques en bois sur les bras, comme à Saint-Jean-de-Monts, Challans, Barbâtre et La Roche-sur-Yon ou à Vertou, Remouillé, Geneston et Sainte-Pazanne./GF (PressPepper)

 

 

 

 

 

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