Actualités Pays-de-la-Loire 

27 mars 2016 à 9h10 par Valentin Esteve

Haute-Goulaine : le collectionneur d'armes condamné à 700 euros d'amende

Il n'avait pas déclaré ses armes. Un collectionneur de Haute-Goulaine a été condamné à 700 euros d'amende vendredi par le tribunal correctionnel de Nantes.

RCA
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Le gérant d'un magasin de motoculture de Haute-Goulaine a été condamné vendredi en comparution immédiate à une simple amende de 700 €, après la découverte d'une vingtaine d'armes de guerre et de fusils de chasse non déclarés, le 28 janvier dernier, à son domicile. Le tribunal correctionnel de Nantes a également ordonné la confiscation des ces armes, que l'homme jusqu'alors inconnu de la justice, collectionnait depuis vingt ans. "J'ai commencé quand j'étais étudiant, en faisant les brocantes : à l'époque, beaucoup étaient en vente libre", a-t-il expliqué à l'audience.

 

Récemment, le collectionneur âgé de 47 ans avait vendu "deux de ses plus belles pièces" à un ami de longue date, qui avait été impliqué par la suite dans une affaire de violences. Ce dernier, qui n'avait pas révélé dans un premier temps aux enquêteurs la provenance de ses armes, avait alors tenté de faire chanter le prévenu, le sachant dans l'illégalité. Devant son refus, il l'avait finalement dénoncé, donnant lieu à la perquisition ayant permis la découverte de l'arsenal.

 

"Pour moi, il était hors de question de les jeter dans un étang ou de m'en débarrasser de façon sauvage... Mais je ne voulais pas non plus aller voir les gendarmes : je savais que j'étais en tort", a tenté d'expliquer le collectionneur. Lors de son audition, ce père de trois enfants - qui cachait ses fusils dans un coffre, et qui ne les entretenait pas - s'est finalement dit "soulagé de ne plus avoir ces armes en sa possession" et a affirmé vouloir "retrouver une vie normale" au plus vite.

 

"UN AMASSEUR COMPULSIF"

 

Son avocat, Me Franck Sjoerdsma, avait lui souligné que son client était un "amasseur compulsif" atteint de "collectionnite aiguë", et pas seulement d'armes. "On avait pu craindre un temps qu'on était face à un commerce d'armes, mais ce n'était pas le cas", avait convenu la procureure de la République. Elle avait ainsi requis six mois de prison avec sursis, une confiscation des armes et une interdiction d'en porter, ainsi qu'un retrait du permis de chasse.

 

Des réquisitions "un peu démesurées", pour l'avocat de la défense, qui avait plaidé plutôt pour une amende, voire une dispense de peine. "C'est dommage que mon client ne soit pas venu plus tôt se signaler aux gendarmes : certains de ses objets, qui ont une valeur historique, pouvaient intéresser des musées", a regretté Franck Sjoerdsma. Le président du tribunal, pour qui le prévenu était d'abord "un collectionneur un peu dépassé par sa collection ancienne", l'a entendu.

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