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26 mai 2016 à 7h07 par Anthony MARSAIS

Deux beaux-frères condamnés après une "soirée débile" de cambriolages dans le pays de Retz

Ils s’étaient lancés dans une course-poursuite avec les forces de l’ordre avant d’être interpellés à Saint-Léger-les-Vignes.

RCA
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Un déménageur de 37 ans, A.G., a été condamné mercredi en comparution immédiate à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nantes, pour une série de cambriolages commise dans le pays de Retz dans la nuit du 18 au 19 avril dernier, et qui s'était soldée par une course-poursuite avec les gendarmes.


Ce Rezéen qui avait déjà vingt-trois mentions à son casier judiciaire et qui a ainsi passé dix ans de sa vie derrière les barreaux, a été maintenu en détention. Son beau-frère de Geneston qui l'accompagnait à ce moment-là, âgé pour sa part de 46 ans, est lui aussi reparti en prison pour purger dix-huit mois de prison ferme. Tous deux devront également verser 800 € de dommages et intérêts aux quatre gendarmes constitués partie civile.


La nuit des faits, les militaires inspectaient en effet la zone d'activité des Côteaux de Grand Lieu, à Bouaye, suite au déclenchement d'une alarme de cambriolage à La Montagne. Une BMW, volée à la fille du patron de l'entreprise Lardeux et conduite par A.G., était alors partie en trombe en direction du bourg de la commune.

 

DOIGTS D'HONNEUR AUX GENDARMES

 

La course-poursuite s'était finalement terminée quinze minutes plus tard à Saint-Léger-les-Vignes, dans une impasse, après que les malfaiteurs aient pris des ronds-points à l'envers et aient fait des doigts d'honneur aux gendarmes... Le plus jeune avait alors foncé dans les militaires, suite à une "confusion dans les pédales" a-t-il dit à l'audience.


Dans leur voiture, de nombreux objets volés avaient alors été retrouvés, permettant de reconstituer leur périple. Celui-ci était notamment passé par des serres d'orchidées, à Saint-Jean-de-Boiseau, et deux de ses voisins. Lors du procès, A.G. a mis cette "soirée débile" sur le compte du mélange qu'il avait fait entre alcool et médicaments.


Le déménageur conduisait en outre la voiture avec un permis de conduire non valide, faute d'avoir passé les examens médicaux nécessaires. Il avait également refusé de se plier aux contrôles d'alcoolémie des gendarmes, un autre délit./GF (PressPepper)