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17 juin 2016 à 4h50 par Anthony MARSAIS

Clisson : le pion de l'école partageait 275 photos pédophiles

Depuis, l’homme a quitté la région et changé de métier…

RCA
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Un habitant de Maël-Pestivien (Côtes d'Armor) a été condamné jeudi à huit mois de prison avec sursis, après que des policiers en "cyber-infiltration" se soient aperçus qu'il avait partagé 275 photos pédophiles sur un logiciel de peer-to-peer privé, l'été dernier, quand il vivait encore à Clisson.


Le tribunal correctionnel de Nantes - qui a prononcé son inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS) - a aussi confisqué l'ordinateur portable qui avait servi à commettre le délit.


Les photos en question mettaient en scène "des enfants de 2 à 12 ans en train de subir des pratiques sexuelles de la part d'adultes", a rapporté le président du tribunal. "Ces scènes sont des viols qui pourraient être jugés par la cour d'assises", lui a-t-il fait remarquer. Ces images étaient dans un dossier parmi une vingtaine d'autres, comportant eux des photos pornographiques entre adultes, que le prévenu partageait avec ses 202 contacts.

 

Des images qui donnent envie de vomir

 

"C'est assez hallucinant qu'il ait pu garder des images aussi insoutenables, qui donnent envie de vomir", a appuyé de son côté le procureur de la République, dont les réquisitions ont été suivies à la lettre par le tribunal. "Monsieur doit savoir qu'à présent, il est extrêmement facile pour les policiers de confondre sur internet des gens comme lui."


"Je regrette profondément... J'étais totalement à côté de la plaque, à l'époque", a expliqué à l'audience cet homme de 36 ans, qui vivait alors de petits boulots comme... pion dans une école.


"Il était dans une période d'ennui et de dépression : comme il peinait à trouver des emplois stables, il était souvent seul chez lui", a abondé son avocat, Me Benoît Rivain, qui convient que le dossier n'est "pas habituel". "Dans son salon, sur son canapé et devant son ordinateur, il se sentait dans l'irréel... Aujourd'hui, la peine va contribuer à sa paix intérieure."


L'homme s'est depuis les faits éloigné de Clisson, en raison de son nouvel emploi : il abat des arbres à longueur de journée comme ouvrier forestier./GF (PressPepper)

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