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22 avril 2016 à 6h42 par Anthony MARSAIS

Cinq ans de prison pour le Roumain qui avait fait 82 cambriolages en deux mois

Avec plusieurs complices, ils avaient commis des cambriolages à Prinquiau, Saint-Mars-la-Jaille, Vritz et La Chevallerais notamment.

RCA
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Un Roumain de 26 ans a écopé jeudi devant le tribunal correctionnel de Nantes de cinq ans de prison fermes, pour avoir pris part en l'espace de deux mois, en janvier et février 2015, à une incroyable série de 82 cambriolages commise dans onze départements de l'ouest de la France, à l'aide de voitures volées.


Les juges - qui ont octroyé près de 20.000 € de dédommagements aux entreprises et particuliers qui s'étaient constitués partie civile - ont aussi interdit à I.D. de séjourner en Bretagne et Pays de la Loire pendant cinq ans. Une peine similaire a été prononcée à l'égard de son complice D.P., qui n'avait pris part qu'à 67 de ses cambriolages ; mais cet habitant de Brains de 31 ans avait déjà été condamné à huit reprises par le passé.


Enfin, I.M. et V.T., deux compatriotes de 31 et 26 ans qui avaient pris part à un de leurs trois "périples", ont pour leur part été condamnés à dix-huit et vingt-quatre mois de prison fermes par le tribunal.


Le quatuor avait été interpellé en flagrant délit à la barrière de péage d'Ancenis, alors qu'il revenait d'une nouvelle série de cambriolages. Les vêtements de I.D. avaient par la suite été vus sur les images de vidéosurveillance de commerces cambriolés. Leur parcours avait aussi pu être reconstitué à l'aide des objets volés mais indésirables dont ils s'étaient débarrassés ici et là (siège auto pour enfant, factures de téléphonie mobile...).


"DERRIERE, IL Y A DES VICTIMES"


Le quatuor avait ainsi sévi dans une pharmacie à Thouars (Deux-Sèvres), dans celle de Saint-Ouen-des-Alleux (Ille-et-Vilaine), dans un magasin de pompes funèbres à Château-Gontier (Mayenne), au cabinet vétérinaire de Retiers (Ille-et-Vilaine) ou bien encore dans un magasin de bricolage de Coëmes (Ille-et-Vilaine).


"Ces dernières années, les cambriolages augmentent de 10 % par an, et c'est sans compter le chiffre noir des tentatives de vols que les gens ne déclarent pas", a abondé de son côté le procureur de la République, dont les réquisitions ont été suivies à la lettre. "C'est quelque chose d'absolument colossal, je n'hésite pas à le dire."

 

Parmi les victimes, il y a Stanislas, un habitant du Maine-et-Loire. A l'audience, il a poussé un coup de colère. Stanislas a été victime d’un home jacking. Et depuis les faits, il est beaucoup plus méfiant…

Écouter Home jacking


"RYTHME EFFRENE"


"Ces quatre messieurs, eux, travaillaient à un rythme effréné, le plus souvent la nuit, pour parasiter la vie des gens", a ajouté le magistrat. "Je ne suis pas là pour faire le procès d'un clan, d'une nation ou d'une communauté, mais nous sommes en présence d'une réalité, celle de véritables gangs, qui ont pour unique préoccupation de cambrioler les gens."

 

"La population a besoin de savoir que la justice prend en compte la situation dont elle souffre", avait enfin lancé le représentant du ministère public à l'attention du tribunal. "Il faut aussi envoyer un signal à la population délinquante, pour lui dire que des peines très importantes l'attendent si elle se livre à ce genre de méfaits."


En Pays de la Loire, les quatre Roumains avaient notamment sévi à Prinquiau, Saint-Mars-la-Jaille, Vritz et La Chevallerais (Loire-Atlantique), ainsi qu'à Craon, Andouillé, Château-Gontier (Mayenne). En Bretagne, leur trace avait été retrouvée à Muzillac et Theix (Morbihan), à Saint-Jouan-de-l'Isle (Côtes d'Armor), ainsi qu'à Coësmes, Martigné-Ferchaud, Retiers, Saint-Ouen-des-Alleux, Saint-Etienne-en-Coglès et Romagné (Ille-et-Vilaine).

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