26 septembre 2014 à 0h00 par La rédaction

Bouguenais : une marche blanche ce samedi pour que l'assassin de Marion soit bien jugé !

Les parents de la jeune victime craignent qu'il soit déclaré irresponsable pénalement. 

RCA
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NANTES, 26 septembre 2014 (PressPepper) - Les parents de Marion Rousset,violée et tuée de plusieurs dizaines de coups de couteau à Bouguenais(Loire-Atlantique) en mars 2012, organisent une "marche blanche"samedi dans la commune pour que l'assassin de l'adolescente de 14 ans soit jugédevant une cour d'assises.

Une première expertise avait en effet conclu à une "schizophrénieparanoïde" de Yannick Luende Bothelo, concluant de facto à sonirresponsabilité pénale. Mais une seconde s'était montrée plus nuancée,incitant le parquet de Nantes à demander récemment le renvoi de cet héroïnomanede 27 ans d'origine angolaise devant la cour d'assises. Les deux jugesd'instruction en charge de l'enquête devraient rendre leur décision sous peu :la détention "provisoire" du suspect dure depuis trente mois...

"Le premier expert n'avait manifestement pas bien regardé l'ensembledes pièces du dossier : M. Luende Bothelo allait manifestement assez bien fin2011 pour que des magistrats et des travailleurs sociaux acceptent de le mettresous bracelet électronique", estime Me Louis-Georges Barret,l'avocat de la famille de Marion.

"Si ce n'était pas le cas, alors il faudrait s'interroger sur unefaute grave commise par les services de la justice", poursuit l'avocat."Mais, s'il n'allait pas si mal que cela, cela signifie qu'il étaitl'objet au moment des faits d'une simple altération de son discernement,compatible avec un procès devant une cour d'assises."

Le jour des faits, le suspect avait en effet sectionné depuis une semaineson bracelet électronique, alors qu'il avait déjà été condamné à neuf reprisespar le passé pour des délits mineurs. Il avait par la suite grièvement blesséun homme de 67 ans à la gorge dans le parc du Loiry, à Vertou, avant de s'enprendre à un octogénaire.

"Des éléments paraissent démontrer qu'il avait conscience que ce qu'ilfaisait était mal et interdit par la loi", poursuit Louis-Georges Barret.Les refus de Yannick Luende Bothelo d'être extrait de sa cellule depuis lemeurtre de Marion témoignent aussi, selon l'avocat, du fait qu'il prend"la mesure de la gravité" de ses agissements.

"On a vécu deux années extrêmement rudes, avec des expertises trèslongues", conclut l'avocat. "Mais ce procès n'est pas, pour mesclients, une vengeance privée : la cour d'assises a simplement cette vertu deleur donner la possibilité de dire ce qu'elles ressentent, dans l'enceinte laplus solennelle qu'il soit."/GF (PressPepper)

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