Actualités Pays-de-la-Loire 

22 avril 2016 à 9h40 par Anthony MARSAIS

Après l'attentat contre Charlie Hebdo, un habitant de Machecoul avait menacé les musulmans sur Facebook

Il a redit sa haine des musulmans lors de son procès. Il écope d'un mois de prison avec sursis.

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Un jeune homme originaire de Machecoul a écopé jeudi soir d'un mois de prison avec sursis pour avoir posté des commentaires racistes sur la page Facebook de la communauté musulmane de Poitiers, dans les jours qui avaient suivi l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015.


Le tribunal correctionnel de Nantes a également obligé le prévenu, âgé 29 ans, à suivre un "stage de citoyenneté" de deux jours et demi. Il devra également s'acquitter de deux amendes de 20 et 50 €, pour des contraventions connexes.


Après avoir "pété un câble" à la vue de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique, le prévenu avait ciblé la communauté musulmane de Poitiers suite à la plainte de son imam contre un homme qui avait inscrit "Mort aux Arabes" sur le portail du bâtiment peu de temps après. "Ta mosquée, je vais la détruire", avait-il ainsi écrit sur la page Facebook, depuis son téléphone portable, à l'attention de l'imam. "Cassez-vous toi et tes potes, sinon je vais vous flinguer un à un."


Le jeune homme, sans réel domicile fixe depuis trois ans, a déjà chèrement payé son commentaire raciste : il a été licencié après que des objets appartenant à son employeur aient été retrouvés lors de la perquisition chez sa mère.

 

"Vous n'avez pas le droit de vous livrer à des insultes publiques"

 

A la barre, loin de faire profil bas, ce prévenu jusqu'alors inconnu de la justice a redit sa "haine des musulmans". "Je vais vous dire un truc qui va pas vous plaire, mais pour moi un bon Arabe, c'est un Arabe mort... C'est comme les Allemands, qui n'aimaient pas les Juifs", a-t-il lancé, mettant au passage toute la délinquance sur le dos desdits "Arabes".


"Vous avez le droit de penser ce que vous voulez, mais vous n'avez pas le droit de vous livrer à des insultes publiques", l'a posément repris le président du tribunal correctionnel. "Cela fait des années que je suis des dossiers en cour d'assises, et sur les centaines d'accusés que j'ai croisés, la plupart sont des bons p'tits Français", a aussi ajouté un de ses assesseurs.


Le procureur de la République avait requis une peine similaire à celle finalement prononcée par les juges, afin de mettre un terme aux "effets calamiteux" que peuvent avoir de tels commentaires sur les autres internautes./GF (PressPepper)

 

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