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23 avril 2015 à 22h00 par La rédaction

Adolescents torturés à Oudon : un juge d'instruction saisi pour creuser l'enquête

<p>Des expertises psychiatriques ont été réclamées.</p>

RCA
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Les trois personnes suspectées d'avoir torturé deux jeunes dimanche dernierà Oudon n'ont finalement pas été jugées vendredi en comparution immédiate, laprésidente du tribunal ordonnant le renvoi de l'affaire devant un juged'instruction.

Pierre* (27 ans), sa compagne Alice* (26 ans) et Virginie* (24 ans)devaient initialement comparaître pour "séquestration" et"violences volontaires" sur Maxime* et Marvin*, qu'ils avaientattirés au domicile du couple, à Oudon, pour une prétendue "fête".

Les deux adolescents de 14 et 17 ans avaient finalement été retenus contreleur gré dans la salle de bains pour qu'ils s'expliquent sur le vol, la veilleau soir, d'un billet de 5 �?� au préjudice d'une des prévenues... Ils avaientnotamment reçu des décharges électriques par le biais d'une rallonge électriquebaignant dans un lavabo, avaient été menacés de se faire arracher des dentsavec une pince et avaient été giflés.

Le renvoi de l'affaire avait été demandé par leurs avocats, quiconsidéraient que les faits reprochés aux prévenus devaient être considérés nonpas comme des "violences volontaires aggravées", un simple délit,mais bien comme des "actes de torture et de barbarie", un crimepassible d'une cour assises.

"Les interruptions totales de travail sont peut-être faibles, maiselles sont provisoires : le retentissement psychologique sera durable",avait ainsi plaidé Me Benoît Rivain, l'avocat de l'un des deux jeunes.

La présidente du tribunal correctionnel lui a donné raison, estimant parexemple qu'il était nécessaire de faire des investigations complémentaires pourconnaître le rôle des cinq autres protagonistes présents dans la maison aumoment des faits, et de diligenter des expertises psychiatriques.

Le trio a donc été transféré dès vendredi soir devant un juged'instruction, un juge des libertés et de la détention (JLD) devant seprononcer juste après sur leur éventuel maintien en détention le temps de l'enquête./GF(PressPepper)

*prénoms d'emprunt

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