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24 septembre 2014 à 22h00 par La rédaction

A Remouillé, le couple avait incendié sa maison pour toucher l'assurance

L'homme est décédé depuis. La femme, elle, a été condamnée de la prison avec sursis.

RCA
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NANTES, 24 septembre 2014 (PressPepper) - Dix-huit mois de prison avec sursis ont été prononcés mercredi soir par le tribunal correctionnel de Nantes à l'encontre d'une femme de 54 ans, qui avait incendié avec son compagnon leur maison de Remouillé (Loire-Atlantique) le 23 juin 2011 pour escroquer l'assurance.Anne PettesGratton devra également rembourser 10.000 �?� à la compagnie Pacifica, qu'elleavait traînée jusque devant la cour d'appel pour être remboursée du sinistre.

Cettequinquagénaire handicapée a affirmé à l'audience avoir été"manipulée" par son ex-compagnon, qui "cherchait del'argent" à l'époque, alors que la cave à vins qu'il avait lancée était endifficulté. Mis en examen dans le cadre de l'affaire, Olivier Laporte a étéretrouvé mort, depuis, dans le nouvel appartement qu'il louait.

Sept départs defeu, à l'aide d'huile et de carburant, avaient été retrouvés par les gendarmesdans la cuisine et le salon de leur maison. Une vitre avait également étébrisée à l'aide d'un manche de pioche, pour laisser croire à une effraction,tandis des tags injurieux avaient été peints en rouge sur le pignon dubâtiment.

Mais lessoupçons s'étaient portés sur le couple après que les enquêteurs se soientaperçus qu'un certain nombre d'effets personnels avaient été mis à l'abri, lessemaines précédentes, chez plusieurs de leurs amis... L'incendie s'étaitfinalement produit à 6h du matin, alors que la maison était vide de sesoccupants.

A l'audience,Anne Pettes Gratton a prétendu avoir acheté de l'huile et de l'essence à lademande du défunt , mais sans en connaître les raisons. Elle croyait quec'était "pour son motoculteur", a-t-elle expliqué.

Le couple étaitégalement poursuivi pour avoir tenté encore d'escroquer leur assurance enincendiant l'une de les voitures, et aussi peint des tags sur la vitrine etdans le hall d'immeuble d'un ancien ami qu'ils avaient accusé d'être l'auteurdes méfaits. Laurent Granger a reçu, pour cela, 1 �?� symbolique de dommages etintérêts.

Ce dernier aégalement été condamné, par ailleurs, à 400 �?� d'amende, pour s'être vengé deces dénonciations mensongères en s'introduisant dans la boîte mail d'OlivierLaporte. Il avait ainsi transféré à tout son carnet d'adresses des mailscontenant "des informations intimes qui ne lui permettaient pas d'êtrehomophobe"./GF (PressPepper)

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