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19 septembre 2014 à 0h00 par La rédaction

8 ans de prison pour un oncle qui abusait de sa nièce

Les faits se sont déroulés à Rezé puis à Nantes.

RCA
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NANTES, 18 septembre 2014 (PressPepper) - L'oncle paternel d'une adolescente de 17 ans a été condamné jeudi soir à huit ans de prison ferme et maintenu en détention par le tribunal correctionnel de Nantes, pour des "agressions sexuelles" répétées sur sa nièce entre 2005 et 2010 à Nantes et Rezé (Loire-Atlantique).

P. R., 47 ans, avait imposé des relations sexuelles et des fellations à la fillette, entre l'âge de 8 et 12 ans, lorsqu'elle venait chez son père, un week-end sur deux, dans le cadre de sa garde alternée. Le prévenu cohabitait en effet à l'époque avec son frère, qui lui a réclamé 1 �?� symbolique de dommages et intérêts.

"Il souffre de ne pas avoir été capable de réagir, de protéger sa fille, alors que les faits se sont passés sous son toit", justifie l'avocat du père de la victime. Celle-ci dormait alors dans le même lit que son oncle, pour des raisons d'exiguïté de la caravane - puis de l'appartement du Bout-des-Landes - occupée par les deux frères.

A l'audience, Nadège a expliqué que son oncle attendait que son père s'endorme pour commencer à la toucher. "Quand je suis bourré, je sais plus trop ce que je fais... Je l'ai peut-être touchée, mais je ne m'en souviens plus", admet cet ancien maçon alcoolique, qui nie en revanche toute pénétration sexuelle.

La jeune fille - qui avait déjà été victime par le passé d'attouchements de la part d'un oncle maternel - avait finalement porté plainte en 2010, après une scène de violences contre elle et son petit chat. Elle l'avait fait avec l'aide de sa mère, à qui elle s'était confiée juste avant dans un message posté sur Facebook.

Le prévenu, placé en détention provisoire depuis dix-huit mois, a été décrit comme "plutôt frustre" par l'experte qui l'a examiné en prison. Son avocat, Me Emmanuel Geffroy, a insisté pour sa part sur son "alcoolisme particulièrement marquant", afin de solliciter la clémence du tribunal correctionnel.

La substitut du procureur de la République avait elle requis six ans d'emprisonnement, ainsi qu'un suivi socio-judiciaire de cinq ans assorti d'une obligation de soins et d'indemniser sa victime. La représentante du ministère public avait également réclamé son inscription au fichier national des délinquants sexuels./GF (PressPepper)

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