Publié : 19h29 par Dimitri COUTAND

Jours fériés et ponts : quelles sont les règles à connaître ?

Le mois de mai approche et avec lui, son habituelle série de jours fériés. Entre l’exception du 1er-Mai et les conditions d'ancienneté pour le maintien du salaire, voici l'essentiel à savoir.

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Crédit : Pexels

Le 1er-Mai occupe une place unique dans la législation française en étant le seul jour obligatoirement chômé pour l'ensemble des salariés. Le travail n'y est autorisé que par dérogation exceptionnelle pour les services ne pouvant interrompre leur activité, comme les hôpitaux ou les transports publics. Pour tous les autres jours fériés de l'année, le repos n'est pas un droit automatique et dépend des accords d'entreprise ou de la décision de l'employeur.

Concernant la rémunération, le chômage d'un jour férié ne doit entraîner aucune perte de salaire pour les employés justifiant d'au moins trois mois d'ancienneté. Cette protection s'étend aux saisonniers via le cumul de leurs contrats, mais exclut généralement les travailleurs à domicile et les intermittents. Il est également important de noter qu'un jour férié tombant un dimanche n'ouvre droit à aucun congé supplémentaire, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.

Et pour les ponts ?

La pratique du pont, consistant à ne pas travailler entre un jour férié et un week-end, n'est encadrée par aucune réglementation stricte. Elle relève soit d'un accord collectif, soit d'un choix unilatéral de la direction. Dans ce cadre, l'employeur est en droit d'exiger la récupération des heures non travaillées dans un délai de douze mois, sans que ces heures ne donnent lieu à une majoration de salaire.


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