Publié : 8h25 par
Gwen BROT

Immobilier sur le littoral de l’Ouest : les écarts de prix se creusent entre Bretagne et Pays de la Loire

Le marché immobilier du littoral breton et ligérien reste sous tension, mais montre des signes d’accalmie. Entre stations très prisées et zones plus accessibles, les écarts de prix n’ont jamais été aussi marqués. Décryptage des classements département par département.

La Baule
La Baule

Loire-Atlantique et Ille-et-Vilaine en tête des prix

Sans surprise, la façade atlantique la plus chère se situe en Loire-Atlantique, où La Baule domine largement avec des prix autour de 6 400 €/m².
Juste derrière, l’Ille-et-Vilaine reste une valeur sûre, notamment sur la côte d’Émeraude. À Saint-Malo, les prix tournent autour de 4 700 €/m², avec des communes voisines comme Lancieux particulièrement recherchées.

Ces secteurs concentrent une clientèle aisée, souvent plus âgée, prête à investir pour une résidence secondaire en bord de mer.

Morbihan : des prix élevés mais en léger recul

Le Morbihan confirme son attractivité, notamment dans le sud du département. À Carnac, le prix médian d’une maison atteint 642 500 euros.

Mais le marché commence à ralentir : certaines communes enregistrent des baisses, à l’image de Sarzeau, où le prix des appartements recule d’environ 9 % sur un an. Une tendance qui traduit un début de rééquilibrage après plusieurs années de forte hausse.

Finistère : le littoral le plus accessible

À l’opposé du classement, le Finistère apparaît comme le département le plus abordable du littoral breton.
À Crozon, une maison ancienne se négocie autour de 261 000 euros, soit plus de deux fois moins qu’à Carnac.

Malgré cette accessibilité, les prix restent orientés à la hausse sur le long terme, portés par un regain d’intérêt pour des zones plus préservées.

Un marché à deux vitesses entre nord et sud

Le marché des appartements illustre un véritable contraste géographique.
Au nord (Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine, nord Finistère), l’offre est rare et les prix restent élevés.
Au sud, en revanche, l’offre est plus abondante et les prix commencent à se tasser.

Vers un retournement de tendance ?

Après une hausse spectaculaire — jusqu’à +90 % en dix ans dans certaines zones — le marché semble entrer dans une phase de stabilisation.

Les notaires observent un ralentissement des ventes et, désormais, des prix qui stagnent voire reculent dans certaines stations balnéaires. Un signal qui pourrait redonner des marges de manœuvre aux acheteurs, sans pour autant effacer les fortes disparités territoriales.

 

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