Publié : 8h14 par Gwen BROT

Blocus des lycées : la droite charge Johanna Rolland, la maire appelle au dialogue

Alors que plusieurs lycées nantais ont été touchés par des blocages et des incidents ces derniers jours, la tension monte sur le terrain politique. La droite locale accuse la maire de Nantes, Johanna Rolland, de manquer d'autorité et de faire preuve de complaisance. De son côté, l'édile socialiste condamne fermement les violences mais estime que le gouvernement doit entendre la colère des lycéens.

Johanna Rolland
Johanna Rolland
Crédit : Joly Victor/ABACA

 

À Nantes, les blocages de lycées ont rapidement pris une tournure politique. Plusieurs élus de droite ont attaqué Johanna Rolland, estimant qu'elle porte une part de responsabilité dans les débordements observés autour des établissements scolaires.

Le conseiller d'opposition Guillaume Richard a dénoncé sur les réseaux sociaux ce qu'il considère comme un manque d'autorité de la municipalité. Même tonalité chez Foulques Chombart de Lauwe, principal adversaire de la maire lors des dernières élections municipales, ou encore chez la sénatrice LR Laurence Garnier. Tous accusent la gauche nantaise de ne pas condamner suffisamment les actions menées autour des lycées.

L'incendie du lycée Nelson-Mandela fait monter la pression

La polémique s'est accentuée après l'incendie qui a touché le hall du lycée Nelson-Mandela. Cet événement a relancé les critiques de l'opposition qui y voit le symbole d'une situation échappant au contrôle des autorités.

Pour la droite nantaise, ces violences illustrent une dégradation du climat local. Pourtant, des incidents comparables ont également été recensés dans d'autres villes françaises, comme Toulouse ou encore Le Havre. Malgré cela, les opposants à Johanna Rolland estiment que la municipalité nantaise n'a pas adopté une ligne suffisamment ferme face aux blocages et aux dégradations.

Johanna Rolland condamne les violences mais défend l'écoute

Face aux attaques, la maire de Nantes a choisi de ne pas alimenter la polémique. Dans une réaction publiée jeudi soir, elle a condamné sans ambiguïté les violences et les dégradations.

Pour Johanna Rolland, voir un établissement scolaire pris pour cible constitue un échec collectif et une situation « insupportable ». Elle distingue toutefois les actes de vandalisme des revendications portées par une partie des lycéens. Selon elle, ces préoccupations ne doivent ni être ignorées par le gouvernement ni récupérées par des individus extérieurs au mouvement.

La maire appelle ainsi l'État à ouvrir rapidement une phase d'écoute et de dialogue afin d'apaiser les tensions et d'éviter que la contestation ne dégénère davantage.

 

 


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