Publié : 19h39 par Titouan GUIBERT

Vers la fin du « tout-électrique » en 2035, la France et l'Allemagne scellent un accord stratégique pour contrer la concurrence chinoise

Un compromis majeur vient d'être trouvé au sommet de l'Europe industrielle. Ce vendredi 16 octobre, Paris et Berlin ont officiellement confirmé la signature d'un accord bilatéral destiné à redéfinir la feuille de route du secteur automobile continental.

Du nouveau pour l'automobile en Europe
Crédit : Photo d'illustration

Face à la crise qui secoue les chaînes de montage allemandes, la France a cédé aux pressions de Berlin en acceptant des flexibilités supplémentaires pour les véhicules thermiques et hybrides. Concrètement, cet accord prend acte du recul de l'objectif initial d'une conversion à 100 % électrique des ventes de véhicules neufs dès 2035.

Si cette reculade pragmatique vise à préserver les emplois et les outils industriels des géants du secteur (à l'image des sites de Stellantis ou du groupe Volkswagen), elle suscite déjà un vif mécontentement chez les ONG environnementales, qui dénoncent un affaiblissement des engagements climatiques de l'Union européenne.

Protectionnisme renforcé face à la Chine

En contrepartie des concessions accordées sur les motorisations traditionnelles, Paris a obtenu une avancée capitale sur le terrain du souverainisme économique : le durcissement du critère de préférence européenne.

L'accord impose désormais aux constructeurs et sous-traitants bénéficiant d'aides ou de fonds publics d'intégrer une majorité de composants fabriqués directement au sein des Vingt-Sept, ou chez des partenaires industriels proches comme la Grande-Bretagne, la Norvège ou la Suisse. Cette doctrine du « Made in Europe », assume un protectionnisme ciblé destiné à contrecarrer la déferlante des modèles électriques chinois subventionnés sur le marché européen.


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