17 mars 2015 à 0h00 par La rédaction

Six ans de prison ferme pour les trois braquages commis à Nantes et Rezé

<p>Ecoutez le témoignage du gérant du Carrefour Express braqué.</p>

RCA
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NANTES, 17 mars 2015 (PressPepper) - Un jeune de 21 ans a été condamnémardi à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nantes, quile jugeait en comparution immédiate pour trois braquages commis à Nantes etRezé, dont celui du Carrefour Express du quartier Doulon le 31 décembredernier.

Le tribunal a également révoqué trois ans de prison supplémentaires, quiavaient été prononcés avec sursis en novembre 2013 par le tribunal pour enfantsde Nice (Alpes-Maritimes), où vit la mère d'A. T., pour unprécédent braquage. Maintenu en détention, le prévenu est donc parti poursix ans en prison.

Titulaire d'un BEP Comptabilité, le jeune homme était arrivé à Nantes enseptembre pour rejoindre son père, mais trop tard pour entamer un bac professionneldans la même filière.

Il avait alors sévi le 19 décembre au tabac-presse de la Blordière, à Rezé,puis au Carrefour Express de Doulon le 31 décembre, où il avait braqué unpistolet factice sur la tempe d'une caissière puis roué de coups le gérant dela supérette.  Il avait récidivé le 10 février au tabac Saint-Jacques,dans le quartier Pirmil, avant d'être arrêté l'après-midi même. Ganté etcapuché, il prenait soin de changer de vêtements après chacun de ses méfaits.

UN "APLOMB IMPRESSIONNANT"

A l'audience, A. T. a affirmé avoir volé ces sommes d'argent - toutesinférieures à 300 �?� - pour rembourser des "dettes de stupéfiants", àdes connaissances habitant en région parisienne. La perquisition opérée chezson père a aussi permis de retrouver une mystérieuse liste de commerces,accompagnée d'heures.

"C'était pour me rappeler les endroits où j'avais déposé des CV",explique le prévenu aux juges. "Il a un aplomb impressionnant... Il aréponse à tout !", s'étrangle la substitut du procureur de la République."Quand on cherche un emploi de manutentionnaire, on ne va pas dans unbar-tabac ! On aurait envie de sourire s'il n'y avait pas de victimes sur lebanc des parties civiles, et si la peine encourue n'était pas de vingtans."

La représentante du ministère public doute également des"pressions" qui pèseraient sur les épaules d'A. T. pour ne pas livrerl'identité de ses créanciers. "D'habitude, dans ce genre de dossiers, il ya des gens dans la salle d'audience pour s'assurer que le prévenu ne dirarien", constate la substitut du procureur. "Là, en faisant un purdélit de faciès, je ne vois personne susceptible de surveiller sespropos..."

L'avocat des victimes avait lui souligné la fréquence de ces braquages pourinciter le tribunal à faire preuve de fermeté. "Il y a soixante agressionsde buralistes par an en Loire-Atlantique, soit un peu plus d'une parsemaine", avait insisté Me Jean-Yves Rouxel.

Ecoutez le témoignage du gérant du Carrefour Express de Doulon. Il racontece fameux 31 décembre, jour de braquage dans son commerce.


Presque trois mois après les faits, le gérant se dit toujours traumatisé.


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