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7 mars 2016 à 16h02 par Anthony MARSAIS

Prison avec sursis pour les agriculteurs opposés à Notre-Dame-des-Landes

Les trois agriculteurs avaient été interpellés le 11 janvier dernier au retour d'une manifestation à Cordemais.

RCA
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De trois à six mois de prison avec sursis ont été prononcés lundi envers les trois agriculteurs opposés au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui avaient été jugés le 23 février en comparution immédiate pour "refus d'obtempérer", "mise en danger d'autrui" et "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique".


 


Le tribunal correctionnel de Nantes a également prononcé des suspensions de permis de conduire de trois à six mois, tout en ordonnant la restitution des tracteurs qui avaient été confisqués.


 


Les faits s'étaient produits le 11 janvier dernier à Couëron, de retour d'une manifestation à Cordemais, au lendemain de l'évacuation des tracteurs qui occupaient le pont de Cheviré contre l'expulsion de leurs homologues de la ZAD.


 


Lors de l'audience, la peine la plus lourde a au final été requise pour M.G., qui avait roulé ce soir-là aux côtés d'un autre tracteur sur "500 ou 600 mètres" pour empêcher les gendarmes d'escorter leur convoi. Ce jeune homme de 23 ans avait dû se rabattre en catastrophe sur la file de droite, des voitures arrivant en face alors qu'il faisait déjà nuit.


 


Sa mère C.B., âgée elle de 54 ans, s'était montrée plus silencieuse devant les gendarmes ; le ministère public avait requis à son encontre cinq mois de prison avec sursis et autant de suspension de son permis de conduire.


 


Enfin, quatre mois de prison avec sursis et quatre mois de suspension de permis de conduire avaient été demandés à l'encontre du troisième prévenu, C.D. : il était reproché à cet agriculteur, âgé lui aussi de 54 ans, d'avoir forcé un barrage des gendarmes au niveau du rond-point du Super U de Saint-Etienne-de-Montluc. Il aurait à cette occasion dégradé un lampadaire municipal et happé, avec la roue de son tracteur, la manche d'un gendarme posté au sol.


 


L'intéressé avait déjà condamné par le passé pour des délits ayant tous trait au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes : refus de se soumettre à des prélèvements d'empreintes génétiques, "vol" de terres agricoles, etc...


 


Les trois gendarmes, pour leur part, avaient demandé à l'audience 3.000 € de dommages et intérêts pour l'un et 1.000 € pour chacun des deux autres. Ils recevront finalement 1.500 €, 800 € et 500 €, a décidé le tribunal./GF (PressPepper)


 

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