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25 août 2017 à 10h57 par Valentin Esteve

Nantes : victime d'un AVC, le SAMU lui raccroche au nez

L'affaire remonte à 2010. Le CHU de Nantes a été condamné cette semaine par le tribunal administratif.

RCA
Crédit: - Photo d'illustration

LES FAITS

Les faits remontent à un soir d'octobre 2010. Une habitante de Guérande appelle le SAMU, convaincue de faire un accident vasculaire cérébral (AVC).

 

Au bout du fil, le médecin régulateur du SAMU se montre expéditif et finit par lui raccrocher au nez... après lui avoir conseillé d'aller se coucher. Lui en avait déduit que ses difficultées d'élocution et ses fourmillements étaient dûs à un état d'ivresse ou une dépression.

 

Pourtant, la victime ne se trompe pas. En effet, infirmière de profession, elle a l'habitude de prendre en charge des victimes de la route et d'AVC, rapporte le Parisien.

 

Finalement, la femme parvient à quitter son appartement et atteint celui d'un voisin. Elle sera conduite aux urgences avec un retard de près d'une heure. 

 

UNE LONGUE RÉÉDUCATION

La guérandaise aujourd'hui âgée de 48 ans a dû effectuer une rééducation de 18 mois pour retourner sur son ancien lieu de travail où elle est devenue secrétaire. Elle est aujourd'hui lourdement handicapée, et a besoin d'une aide ménagère quotidienne.

 

L'HÔPITAL CONDAMNÉ

7 ans après les faits, le CHU de Nantes et son assureur ont été condamnés par le tribunal administratif à lui verser 350.000 euros de dédommagement.

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