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23 juin 2015 à 6h47 par Anthony MARSAIS

La Chapelle-Basse-Mer : prison ferme pour celui qui avait tenté de violer sa stagiaire

Cet homme de 53 ans a écopé de 2 ans de prison ferme hier. Sa victime, une jeune nazairienne, est encore aujourd'hui traumatisée...

RCA
Crédit: - Le prévenu avait rencontré sa victime autour d'un piano en libre-service en gare de Nantes

Comme l'avait demandé le parquet le 1er juin, le tribunal correctionnel de Nantes a condamné lundi un habitant de La Chapelle-Basse-Mer à deux ans de prison fermes, pour sa huitième agression sexuelle, commise cette fois-ci sur une jeune Nazairienne de 18 ans.
Les juges ont également révoqué six mois de prison supplémentaires qui avaient été prononcés avec sursis lors d'une précédente condamnation. Ils ont également ordonné un suivi socio-judiciaire de cinq ans, à l'issue de la peine, pour cet employé de bureau contractuel à la direction régionale de la Jeunesse et des Sports, qui tient en parallèle une micro-entreprise dans l’événementiel.
Ce pianiste amateur de 53 ans avait rencontré sa victime au printemps 2014, dans le hall de la gare de Nantes autour du piano mis en libre-service par la SNCF (photo). Cécile*, étudiante en première année de BTS communication, s'était alors vu promettre un stage dans son entreprise, indispensable à sa formation.
Le 28 avril 2014, le prévenu avait ainsi invité la jeune fille à déjeuner, avant de la conduire dans son moulin de La Chapelle-Basse-Mer, sous prétexte d'aller y chercher des papiers. Il aurait ensuite fait délibérément rater le dernier train de la jeune femme, pour qu'elle ne puisse pas rentrer chez elle le soir-même, selon les enquêteurs.
Alors qu'elle se brossait les dents, l'étudiante avait alors été "violemment serrée contre le lavabo" par son hôte, qui l'avait ensuite "plaquée au sol et tripotée". Ce dernier était finalement parti se coucher seul dans sa chambre, après que sa victime ait crié et se soit débattue... Son portable étant déchargé, celle-ci était restée prostrée toute la nuit dans sa chambre, "roulée en boule" et "tétanisée", dans ce moulin isolé à la campagne.


"MALADE DE LA SEDUCTION"


Ce "malade de la séduction" - qui dit avoir "extrêmement honte" de ses agissements - avait affirmé lui avoir entamé des soins psychiatriques depuis sa dernière sortie de détention, en février 2013, après une précédente condamnation à quatre ans de prison... qui ne l'avait donc pas empêché de récidiver à peine un an après.
A l'audience, il avait aussi dit réfléchir à une "castration partielle" par un traitement médicamenteux, afin de maintenir malgré tout une "vie sexuelle modérée" avec sa nouvelle compagne... de 28 ans. Il avait toutefois déjà évoqué une castration chimique lors de sa précédente condamnation, avant de finalement y renoncer.
"Cela fait plus d'un an que cette agression sexuelle a eu lieu, et elle n'arrive toujours pas à refaire surface... Elle a perdu le goût à la vie", avait souligné pour sa part l'avocate de Cécile*. "Aujourd'hui, sa grand-mère dit même qu'elle n'est plus la petite-fille joyeuse, radieuse et ouverte sur les autres qu'elle était auparavant."
"Après l'agression, elle est restée prostrée pendant cinq jours chez elle, sans rien dire à sa famille, puis a pris un vol sec pour l'Irlande, où elle a erré pendant une semaine sans un sou en poche", relate encore l'avocate de l'étudiante nazairienne. "C'est finalement grâce à Facebook que sa mère a pu la retrouver."
Le tribunal correctionnel de Nantes a ainsi condamné le quinquagénaire, inscrit au fichier des délinquants sexuels, à verser 10.000 € de dommages et intérêts à sa victime pour l'ensemble de ses préjudices./GF (PressPepper)

 

*Prénom d’emprunt…

 

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