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3 novembre 2014 à 23h00 par La rédaction

Insolite : il s'accuse du braquage... et est finalement relaxé !

Son avocat n'avait jamais connu un tel cas

RCA
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NANTES, 3 novembre 2014 (PressPepper) - Fait rarissime,le tribunal correctionnel de Nantes a relaxé lundi soir un homme de 21 ans...qui s'échinait contre vents et marées à s'accuser du "vol avecviolence" de la recette d'un buraliste, commis le 11 septembre 2012 rue dela Ville-en-Pierre, dans le quartier de Toutes-Aides.

Le parquet lui-même ne croyait pas dans les prétendus"aveux" de F. B. ... et avait demandé sa relaxe. L'intéressé avaitpourtant encore répété être "coupable", avant que le tribunal neparte délibérer !

Des incohérences étaient néanmoins apparues entre sonrécit du braquage et la réalité des faits, rapportée par les témoins. Leprévenu affirmait ainsi avoir volé au commerçant "entre 3 et 4.000 �?'dans le sas de sa banque, alors que ce dernier ne transportait en fait que 2.700�?�...

Il n'avait également été reconnu par aucun témoin, etla géolocalisation de son téléphone portable n'avait pas permis de leconfondre, avait rappelé le président du tribunal correctionnel.

"UN COMBLE" POUR LA DEFENSE

"C'est un comble : le parquet demande la relaxe,et je ne peux pas être d'accord avec lui, car mon client m'a donné un mandatpour dire le contraire", hallucine l'avocat du prévenu, Me AntoineBarrière. "C'est d'ailleurs un mandat compliqué à suivre, etintellectuellement intenable... C'est un cas que je n'avais jamais connu."

La procureure de la République avait toutefois requisun an de de prison, dont six mois fermes, pour le cousin de F. B., qui étaitjugé à ses côtés... mais qui se disait lui innocent. Son ADN avait en effet étéretrouvé sur une monture de lunettes, cassée lors de la bagarre entre lebraqueur et le buraliste.

Reste que son avocat Yann Choucq avaitdénoncé "l'enquête à sens unique" des policiers. Selon lui, ce n'estpas parce que son client avait porté un jour ces lunettes qu'il était forcémentl'auteur du vol. Son cousin F.B. avait en outre très bien pu se dénoncer pourcacher une troisième personne, avait-il fait remarquer.

Le tribunal correctionnel de Nantes a ainsi aussirelaxé cet homme de 24 ans, estimant ne pas avoir assez de preuves pour lecondamner. "Nous n'avons qu'une certitude : vous savez tous les deuxqui a commis les faits, mais il n'est pas certain que ce soit vous", arésumé le président en guise de conclusion./GF (PressPepper)

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