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23 juin 2015 à 15h21 par Hélène Hamon

A Nantes, la terrible agression d'un policier à Bouguenais devant les Assises

RCA
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NANTES, 23 juin 2015 (PressPepper) - Un père et deux de ses fils sont jugés depuis mardi aux assises pour une "tentative de meurtre" et des "violences aggravées" sur des policiers de la Brigade anti-criminalité, qui avaient fait l'objet d'un vrai "lynchage" sur un camp de gens du voyage en juillet 2012 à Bouguenais (Loire-Atlantique).

Les trois fonctionnaires avaient en effet pris en chasse ce soir-là une Seat roulant à vive allure, qu'ils pensaient pilotée par un automobiliste mineur. David*, âgé en réalité de 20 ans, avait alors grillé des stops et pris des ronds-points à l'envers, à Rezé puis Bouguenais, avant d'arriver près d'un camp de gens du voyage.

L'automobiliste et ses deux passagers, qui avaient fui à pied, avaient ensuite été poursuivis par deux des trois policiers. Mais ceux-ci avaient dû battre en retraite, après avoir été encerclés par une quinzaine d'individus.

L'un des deux policiers, Didier avait alors été frappé à la tête avec sa matraque, récupérée par un de ses agresseurs, avant d'être frappé au sol malgré son état inconscient... Le second fonctionnaire, Pascal, avait dû lui affronter "quatre ou cinq assaillants qui s'étaient jetés sur lui", rapporte l'ordonnance de mise en accusation du juge d'instruction, et l'avaient frappé alors qu'il était "au sol dans des buissons".

Simon*, accusé d'avoir porté les coups les plus graves, avait finalement été interpellé assez vite par des renforts policiers. Celui-ci aurait notamment été vu en train de "reculer d'un pas en arrière pour prendre de l'élan, et taper plus fort" sur le visage du premier policier à terre, selon un policier arrivé sur place. "C'est bien fait pour sa gueule à ce fils de pute, sale flic", avait alors lancé un des individus qui entourait Simon*.

 

RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE ENCOURUE

 

"Au cours de son transport au commissariat, il déclarait avec le sourire que les enquêteurs n'auraient pas le loisir d'entendre Didier au motif qu'il était pratiquement mort", avait rapporté son escorte policière.

Le jeune homme de 25 ans, qui habite Bouaye, avait alors 0,9 g d'alcool par litre de sang. Michel, son père de 44 ans soupçonné d'avoir porté lui aussi des coups aux policiers de la BAC, avait pour sa part refusé de soumettre aux contrôles, malgré ses "yeux brillants", son "haleine sentant l'alcool" et ses "propos répétitifs".

Mardi, au premier jour de leur procès devant la cour d'assises de Loire-Atlantique, ces derniers ont réfuté toute violence sur les policiers de la BAC, estimant qu'elles avaient été commises par d'autres... Leurs personnalités, et notamment leurs casiers judiciaires (14 et 25 condamnations respectivement), ont également été évoquées. 

Leur frère et fils David* conducteur présumé de la Seat, n'est quant à lui pas présent devant la cour d'assises de Loire-Atlantique : n'ayant jamais répondu aux convocations, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt.

En attendant, l'enjeu du procès est important pour son frère Simon, en détention provisoire depuis trois ans : une "tentative de meurtre" sur un policier peut être punie de la réclusion criminelle à perpétuité. Son père, poursuivi pour de simples "violences aggravées", comparaît lui libre : il a été placé sous contrôle judiciaire, après avoir fait un an de détention provisoire. Leur procès doit se terminer vendredi./GF (PressPepper)

 

 

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