Publié : 7h55 par Gwen BROT

Lycées : la mobilisation ne faiblit pas, plus de 10 000 manifestants attendus ce mardi en Loire-Atlantique

Le mouvement lycéen poursuit son bras de fer avec le gouvernement. Après plusieurs manifestations ayant rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Nantes et de Saint-Nazaire, une nouvelle journée de mobilisation est organisée ce mardi 13 octobre à partir de 10 h. Entre manifestations, blocus et reprise partielle des cours dans certains établissements, la situation reste particulièrement confuse dans plusieurs lycées du département.

Illustration : Scène de mobilisation étudiante dans les rues.
Illustration : Scène de mobilisation étudiante dans les rues.
Crédit : JeremyVx

 

Les organisations syndicales de l'enseignement appellent à une nouvelle journée d'action ce mardi 13 octobre en Loire-Atlantique. À Nantes, les manifestants sont invités à se rassembler au miroir d'eau dès 10 h. À Saint-Nazaire, le point de rendez-vous est fixé à la cité scolaire.

Pour les représentants syndicaux, la mobilisation reste forte malgré les annonces gouvernementales. Bernard Valin, co-secrétaire départemental de la FSU 44, espère voir défiler une foule comparable à celle de la semaine passée. Selon lui, les lycéens restent déterminés à poursuivre le mouvement tant que leurs revendications ne seront pas entendues.

La précédente manifestation du 6 octobre avait réuni environ 12 500 personnes à Nantes. Deux jours plus tard, une nouvelle mobilisation avait encore rassemblé près de 8 000 participants, témoignant d'une contestation qui conserve une importante capacité de mobilisation.

Les annonces du gouvernement ne convainquent pas

Au cœur du conflit, les promesses gouvernementales de renforcer les effectifs de remplacement dans l'Éducation nationale ne semblent pas apaiser les tensions. Les syndicats jugent insuffisante l'annonce de 3 000 postes d'enseignants remplaçants supplémentaires.

Pour les représentants du mouvement, ces mesures ne répondent pas aux difficultés dénoncées depuis plusieurs semaines dans les établissements scolaires. Ils estiment que les problèmes liés au manque d'enseignants, aux conditions d'enseignement et à l'organisation des cours nécessitent des réponses plus ambitieuses.

Cette défiance explique en partie la poursuite des manifestations et le maintien de plusieurs actions de blocage dans les lycées du département.

Une reprise des cours très inégale selon les établissements

Si certains établissements retrouvent progressivement un fonctionnement normal, d'autres restent fortement perturbés. Cette situation crée un véritable flou pour les élèves, les familles et les équipes pédagogiques.

Au lycée Grand-Air de La Baule, les cours ont repris lundi. Même constat à la cité scolaire Aristide-Briand de Saint-Nazaire, où les élèves ont pu accéder à l'établissement malgré un rassemblement devant les grilles.

À l'inverse, plusieurs lycées demeurent affectés par des fermetures ou des suspensions de cours. Le lycée Alcide-d'Orbigny de Bouaye restera fermé ce mardi avant une réouverture prévue mercredi. À Rezé, le lycée Jean-Perrin est également fermé pour une deuxième journée consécutive. Aux Bourdonnières, à Nantes, les cours restent suspendus jusqu'à mardi soir inclus.

D'autres établissements connaissent une situation intermédiaire. Le blocus a été levé au lycée Gaspard-Monge Chauvinière, permettant une reprise progressive des enseignements. À La Herdrie, à Basse-Goulaine, les cours demeurent suspendus jusqu'à jeudi matin.

Distanciel, présentiel : une organisation qui varie d'un lycée à l'autre

Au-delà des manifestations, c'est l'organisation scolaire qui interroge. Certains établissements ont mis en place des cours à distance afin d'assurer une continuité pédagogique. D'autres n'ont pas adopté cette solution, parfois en raison de réticences ou de difficultés d'organisation.

Résultat : d'un lycée à l'autre, les élèves ne vivent pas la même situation. Entre reprise en présentiel, fermeture temporaire, enseignement à distance ou blocus levés, le paysage scolaire apparaît particulièrement fragmenté en Loire-Atlantique.

Dans ce contexte incertain, la mobilisation prévue ce mardi pourrait donner une nouvelle indication sur l'ampleur du mouvement et sa capacité à se maintenir dans la durée.

 


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