L’été 2026 entre dans les annales de la météo française. Selon les calculs réalisés à partir des relevés des stations de Météo-France, la température moyenne nationale, calculée à partir des températures enregistrées le jour et la nuit, a atteint 24,1 °C entre le 1er juin et le 31 août.
Le précédent record remontait à 2003, avec une moyenne de 23,1 °C.
Un écart d’un degré qui peut sembler faible, mais qui est considérable lorsqu’il est calculé à l’échelle de l’ensemble du pays et sur trois mois.
53 JOURS DE VAGUE DE CHALEUR
Cet été exceptionnel a surtout été marqué par la répétition des épisodes de fortes chaleurs.
La France a connu 53 jours de vague de chaleur sur les 92 jours de l’été, soit près de 60 % de la saison.
Trois épisodes successifs ont particulièrement marqué la période : du 17 au 30 juin, du 4 au 19 juillet et du 28 juillet au 19 août.
L’OUEST DE LA FRANCE N’A PAS ÉTÉ ÉPARGNÉ
La Bretagne et les Pays de la Loire ont eux aussi connu des températures exceptionnelles.
À Nantes, le thermomètre est monté jusqu’à 42,2 °C le 24 juin. À La Roche-sur-Yon, 42,7 °C ont été relevés le 23 juin, établissant un nouveau record absolu dans la ville.
En Bretagne, Rennes a atteint 41,5 °C le 23 juin, tandis que Quimper a enregistré 38,7 °C le lendemain.
Des températures particulièrement remarquables dans des régions habituellement davantage tempérées par l’influence océanique.
DES CENTAINES DE RECORDS BATTUS
Pendant ces différentes vagues de chaleur, de nombreux records de température ont été enregistrés à travers le pays.
L’épisode de juin a notamment été marqué par des records mensuels, mais aussi par des records absolus dans plusieurs villes françaises.
L’été 2026 n’a donc pas seulement été chaud en moyenne : il a également été marqué par des pics de chaleur particulièrement importants.
UN ÉTÉ QUI A AUSSI EU DES CONSÉQUENCES SANITAIRES
Ces fortes chaleurs ont également eu des conséquences importantes sur la santé.
Selon Santé publique France, 5 764 décès en excès ont été recensés en juin pendant la période de canicule. En juillet, 1 243 décès supplémentaires ont été enregistrés.
Ces chiffres illustrent l’impact que peuvent avoir des épisodes de chaleur prolongés, notamment pour les personnes âgées et les plus vulnérables.
VERS DES ÉTÉS ENCORE PLUS CHAUDS ?
Pour Météo-France, ce record s’inscrit dans une tendance beaucoup plus large : celle du réchauffement climatique.
Sans accélération des mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’Hexagone pourrait connaître un réchauffement moyen de 4 °C d’ici 2100 par rapport à l’ère préindustrielle, avec environ 2,7 °C supplémentaires dès 2050.
À terme, les températures supérieures à 40 °C pourraient devenir beaucoup plus fréquentes, avec des pics pouvant localement atteindre 50 °C.
Les vagues de chaleur pourraient également devenir jusqu’à dix fois plus fréquentes d’ici 2100 par rapport à la période 1976-2005.
L’été 2026 n’est donc peut-être pas seulement un record. Il pourrait aussi être le signe d’une nouvelle réalité climatique.