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24 mars 2015 à 23h00 par La rédaction

<p>La victime, dont le pronostic vital était engagé, est une miraculée.</p>

RCA
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NANTES, 24 mars 2015 (PressPepper) - Un homme est jugé depuis mardi par lacour d'assises de la Loire-Atlantique pour la tentative de meurtre d'une amie,à qui il avait asséné cinquante-trois coups de couteau au visage et au cou le18 novembre 2012 à Clisson (Loire-Atlantique) après qu'elle ait repoussé sesavances.

F. G., 27 ans, s'était invité chez Géraldine* après une nuit passée à ladiscothèque Le Saphir de Challans (Vendée) avec l'intéressée et plusieursautres amis, suite à une dispute avec sa compagne. La jeune femme, qui s'étaitréveillée suite à ses caresses, lui avait alors demandé d'aller dormir dans soncanapé.

L'avocate de la victime, Antoinette Gosselin, rappelle les faits.


�?gée aujourd'hui de 31 ans, la victime est convaincue del'intention homicide de son ami d'enfance. "Il y a mis tout son c�?ur...C'était vraiment de l'acharnement", a-t-elle dit ainsi aux enquêteurs. Lemédecin légiste qui l'a examinée a aussi confirmé que les coups de F.G. étaient"faits pour tuer".

Les gendarmes ont ainsi pu rapprocher les faits reprochés à ce soudeur deChavagnes-en-Paillers (Vendée) avec d'autres, qui s'étaient produits lors de lanuit de la Saint-Sylvestre 2010 chez ses parents, à La Guyonnière, sur une amiede son frère. R.L. - âgée alors de 19 ans - avait reçu une dizaine de coups debouteille, là encore dans l'obscurité, après qu'un individu ait tenté d'avoirune relation sexuelle avec elle.

D'AUTRES FAITS TROUBLANTS

Malgré les forts soupçons pesant sur F.G., l'enquête n'avait pu aboutir :l'intéressé avait nettoyé la chambre de la victime, pendant que son frère etune amie conduisaient la victime à l'hôpital, empêchant ainsi les gendarmes defaire tout prélèvement génétique... En 2012, il avait finalement reconnu lesfaits lors de sa garde à vue suite à la tentative de meurtre sur Géraldine,mais s'était rétracté au cours de l'instruction.

Un troisième fait troublant a également été rapporté par les gendarmes deMontaigu : ceux-ci se souvenaient avoir été appelés quelques temps plus tôt parune jeune femme de 22 ans, alors qu'un inconnu était en train de soulever aupetit matin le volet de sa porte d'entrée... F.G., retrouvé sur place, avaitalors affirmé avoir mis en fuite l'intéressé, sans pour autant pouvoir donnerd'explication à sa présence sur les lieux.

Au cours de l'enquête, Géraldine s'était elle-même rappelé un autrecomportement étrange de la part de son ami : trois ou quatre ans plus tôt, àl'issue d'une fête qu'elle avait donnée chez elle, il s'était caché sous son litet y était resté durant son sommeil... C'était "pour faire uneblague", avait-il finalement expliqué.

UN CARACTERE "PROCHE DE LA PSYCHOPATHIE"

Le psychiatre qui a examiné F. G. a ainsi constaté chez lui "uncaractère proche de la psychopathie". Le médecin avait aussi soulignéqu'il était "parfaitement responsable de ses actes sur le planpsychiatrique", et sa "dangerosité sociale sous l'influence del'alcool, qui libérait ses pulsions agressives".

Déjà condamné à huit reprises par le passé, F.G. a laissé aussi apparaîtreun fort appétit sexuel, qui l'a conduit à tromper régulièrement la mère de sesdeux enfants. Il déposait pour cela régulièrement des annonces sur les sites derencontres, où il se faisait passer pour "un jeune militaire de passage àl'hôtel".

Décrit par ses parents comme "une personne introvertie qui ne seconfie pas", l'accusé était aussi "toujours prêt à rendreservice", d'après ses amis. "Il lui arrivait d'être violent lors desoirées, mais toujours pour défendre ses amis", avait ajouté l'un d'eux.

Au premier jour de son procès, F.G. a reconnu avoir porté les coups à Géraldine,mais a nié avoir voulu la tuer. Il a également affirmé être totalement étrangerà l'agression de R.L..

Géraldine, la victime, est considérée comme une miraculée. Elle va mieuxnous confirme son avocate Antoinette Gosselin.


La cour d'assises de la Loire-Atlantique rendra son verdict à son encontrevendredi./GF (PressPepper)

*prénom d'emprunt

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