Artistes

CHRISTINE AND THE QUEENS

Elle est née à Nantes le 1er juin 1988. Elle a débuté le piano à 4 ans. Cette fille d’enseignants a grandi à Saint-Sébastien sur Loire. Elle également fait une partie de ses études à Nantes, au lycée Clémenceau. Christine and the Queens, de son vrai nom Héloïse Letissier, a littéralement explosé en 2014 après avoir remporté une Victoire de la Musique dans la catégorie « Groupe ou artiste révélation scène ». Une année qui correspond à la sortie de son album Chaleur Humaine. En 2015, cette fan de Mickaël Jackson décroche deux Victoires de la Musique (Artiste interprète féminine de l’année et Vidéo Clip de l’année pour Saint-Claude). Le projet Christine and the Queens est né en 2010 à Londres. Héloïse fait la rencontre de drag queens. « A l'époque, je ne savais plus qui j'étais ni ce que je voulais faire. Je suis partie à Londres pour me perdre, et je m'y suis trouvée. Ces travestis, qui ressemblaient plus au Bowie de la période Ziggy qu'aux créatures d'Almodóvar, m'ont fascinée. Ils m'ont réconciliée avec moi-même » explique-t-elle dans une interview accordée à Télérama.   Le choix de « Christine » est plus étonnant. Choix argumenté dans un article de Libération : « En tant que jeune fille, je voulais créer un personnage qui soit en dehors des codes classiques de la séduction, car je ne me suis jamais sentie à l’aise là-dedans. C’est comme ça qu’est née Christine.» Après avoir vendu 400 000 albums, Christine and The Queens part à la conquête des Etats-Unis en 2015. Elle prépare une version 100 % anglaise de Chaleur Humaine et s’est déjà produite à la télévision. De nombreux concerts sont programmés aux Etats-Unis jusqu’en fin d’année 2015.

Claire REDOR

Claire Redor est nantaise d’adoption. A Nantes, elle invente tout d'abord Café Secret, espace intime de création, puis signe des objets qu'elle crée en argile. Pendant quelques années elle fait partie du collectif Favorite Choses mené par Hélène Fromen. Celui-ci permet aux pièces uniques et épurées de Claire d'acquérir rapidement une belle visibilité : les rencontres se multiplient, les commandes de particuliers, de boutiques et de points de vente pointus et privilégiés aussi : entre autres French Touche et Le Bon Marché à Paris, Bazar & Garde-Manger à Tokyo, Ashes & Milk à Chicago...En marge, et bien avant le modelage déjà, Claire noircit des carnets d'une écriture spontanée, qui s'attache à trouver sa propre langue, la plus simple possible. Ces dernières années, mis en musique par elle, ou parfois par d'autres musiciens (Samir Barris, Chloé Lacan, JereM, Christophe Pays...), les bribes deviennent chansons : tableaux chair et songe, en suspens, gorgés d'émotions, à l'ombre d'un pommier en fleur ou la sandale battant le pavé, questionnant la distance à l'autre, à l'univers, à soi-même... Sur scène, Claire est accompagnée de Christophe Pays (Ellipse) à la guitare, et de Erwan Martinerie (Jack in my head) au violoncelle, qui épanouissent et électrisent avec délicatesse ses chansons.Claire collabore également avec le duo Vérone, chante sur leur 3ème et très bel album, "La percée" (Martingale), et les accompagne sur scène également avec Sammy Decoster. 

Delphine COUTANT

Saluée dès ses débuts en 2002 par la critique et remarquée sur scène, notamment au Printemps de Bourges et au festival Alors Chante ! De Montauban, Delphine Coutant, auteure compositrice interprète née à Saint-Nazaire a réalisé quatre albums : Alouette (2002), Comme le café empêche de s’étendre (2005), La marée (2009) et Parades nuptiales (2012). Reconnue pour la singularité de son expression, son chemin n’en est pas moins jalonné de multiples collaborations artistiques dans les domaines de la musique, du théâtre, de l’écriture, de la danse. Elle a également une approche de la création empreinte d’un lien fort avec la nature, influencée par son activité de paludière dans les marais salants de Guérande. A l’origine violoniste, diplômée du Conservatoire de Saint-Nazaire, Delphine Coutant accompagne depuis 1997, sur scène et sur disque, des artistes de chanson (Stéphane Winkler, Michel Boutet, Hugues Pluviôse, Kwal, Thérèse,…), ce qui lui donne très vite le goût des mots et mélodies mêlés. Elle s’intéresse aux expériences alliant le théâtre et la musique ; on la retrouve ainsi dans « Antigone » mis en scène par Jean-Luc Annaix du Théâtre Nuit en 2000, « Ils m’appellent tous Calamity Jane » créé avec Isabelle Grimbert en 2003, les spectacles de Jacques Testard et ceux de Monique Hervouët : « Les Noëllet » (2010), « Les Variations Blanquette » (2011), « Patati patatas » (2012)... S’inscrivant également dans une démarche de transmission, elle est depuis 2002 chef de chœur de la chorale « Les qu’ont pas d’nom de la chanson » en Presqu’île guérandaise. Elle intervient régulièrement en milieu scolaire, proposant des ateliers d’écriture et compositions de chansons. Guidée par ce plaisir du partage, elle s’investit avec passion dans les projets de territoires, et monte ainsi en 2010 deux grandes créations collectives autour de la chanson avec les habitants des Mauges et ceux de la Presqu’île guérandaise, baptisées « Empreintes ». En 2010, elle crée, avec Sébastien Bertrand et Monique Hervouët, sur le territoire des Mauges où les artistes s’inscrivent dans un projet de compagnonnage, « C’était mieux demain », à partir de documents inédits d’archives audios et vidéos confiés par les habitants. Elle dispense également des cours à l’Université Permanente de Nantes, entre 2008 et 2010, sur les femmes auteures compositrices interprètes, puis initie des rencontres en 2012/2013 entre auteurs compositeurs interprètes nantais et étudiants de l'Université Permanente. Toujours dans le plaisir de créations singulières et à la croisée des chemins, elle a monté en 2009, avec le violoncelliste Daniel Trutet, la chanteuse Maude Trutet, et trois élagueurs, le "Concerto Perché", création musicale en suspension dans un arbre. Enfin, poursuivant son œuvre d’écriture et composition de chansons, Delphine Coutant crée en 2010 le spectacle «Cristal», donnant une place singulière à la voix avec la présence des chanteuses Line Tafomat et Maude Trutet ; elle en déploie l'univers visuel (gestuelle, mouvement, costumes et maquillage), dans « Parades nuptiales » en 2012. Ici le corps s’engage lui aussi dans un rapport charnel avec la musique, dans une mise en scène du chorégraphe Hervé Maigret qui vient tisser les ponts entre danse et chanson. C’est ce lien que Delphine Coutant continue d'explorer à travers un solo piano/chant, chansons mêlées de bruissements de la nature et de poésie visuelle. 2013 est aussi l'année de la collaboration avec Ana Igluka, poétesse et chanteuse, sur un projet librement inspiré de Simone de Beauvoir, alliant chansons, poésie, et documentaires sonores de Cécile Liège.